Archive pour la catégorie ‘Rando culturelle’

A l’occasion de notre petite ballade dans le Verdon, nous nous sommes arrêtés sur la route, à Digne-les-Bains pour découvrir la dalle aux Ammonites. Accessible très facilement en voiture, sans marche nécessaire (au bord de la route), vous pourrez découvrir des centaines d’ammonites fossilisées. En fait, c’est environ 1500 ammonites qui sont présentes ici. Certaines peuvent atteindre 70cm. La dalle a été mise à jour de manière partielle en 1979, lors de travaux sur la D900. On découvre alors environ 600 ammonites sur 160m². Après 1994, la Réserve Géologique de Haute Provence dégage une partie supplémentaire de la dalle. Sa surface est maintenant de 350m². Une curiosité à ne pas louper ! Ce site est tellement exceptionnel qu’une copie conforme a été réalisée pour la ville de Kamaïshi au Japon.

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Un peu plus loin en direction de Castellane, c’est un arrêt au col des Léques qui nous conduit à un autre site curieux : le sentier des Siréniens. Le sentier pas très long (une demi heure environ) conduit dans un petit ravin ou des ossements de Siréniens ont été découverts. Ce sont de petits mammifères marins herbivores. ils portent d’ailleurs l’autre nom de « vaches marines ». L’érosion a mis ici à jour un relief façonné il y a plus de 40 millions d’années. De part et d’autre de ce ravin, les roches sont très différentes. D’un côté, on trouve un calcaire gris datant du Jurassique (140 millions d’années). De l’autre, des marnes et calcaires gréseux beaucoup plus récent (40 millions d’années). Entre ces 2 formations, les premiers plissements de la formation des Alpes se produisent, mettant à jour les calcaires du Jurassique. La mer revient alors dans ce vallon et forme une sorte de cirque à cet endroit. Au fond, se dépose les boues et sables qui forment maintenant les marnes et calcaires récents. C’est dans cette formation que l’on retrouve les ossements des Siréniens.

01 - Site des Siréniens02 - Site des Siréniens03 - Site des Siréniens04 - Site des Siréniens

Ce site a été découvert en 1938 par l’abbé Albert de Lapparent qui effectuait des relevés cartographiques. en 1994, la Réserve Géologique de Haute Provence a réalisé des fouilles mettant à jour 7 crânes complets et une « main ». Cette découverte est unique au monde. Le site est aménagé et les fossiles sont protégés par une vitre. Soyez très respectueux de ce lieu unique lors de votre visite.

14 - Le VerdonA l’occasion d’un week-end prolongé à proximité des Gorges du Verdon ce printemps, nous décidons de réaliser le célèbre sentier Martel. Celui-ci plonge dans les Gorges pour les remonter sur une douzaine de kilomètres environ. Bienvenue dans un univers ou le minéral et le végétal se partagent une eau turquoise qui donne envie de s’y plonger !

Petit topo :

Date : 07/05/2011
Météo : Matinée fraîche mais soleil radieux et grosse chaleur au fond des gorges la journée.
Altitude départ / arrivée / mini sur le parcours (lieu) / maxi sur le parcours (lieu) : 893m / 796m / 566m (plage du Pré d’Issane) / 893m (chalet de La Maline)
Dénivelé approximatif départ / arrivée : -97m.
Dénivelé cumulé approximatif sur le sentier* :
+370m / -470m
Distance approximative* :
14km pour le parcours
Temps réalisé pour le sentier : 5h (hors pause. Ne vous basez pas sur ce temps ! Voyez la ligne ci-dessous).
Temps à prévoir pour le sentier* :
7h00
Carte IGN : TOP25 – 3442OT (Gorges du Verdon, Moustiers-Ste-Marie, Lac de Ste Croix, PNR du Verdon)
Difficultés : Certains passages peuvent être aériens. Ce sentier est fortement déconseillé aux enfants de moins de 6 ans et aux chiens. Dans les échelles, un chien ne pourra pas passer seul et il sera nécessaire de le porter. On peut alors être tenté avec un chien léger mais il est plutôt conseillé d’avoir ses 2 mains disponibles pour ce passage vertigineux ou la chute éventuelle aura des conséquences dramatiques. Il faut être en bonne condition physique et avoir assez de nourriture et d’eau pour le trajet. Il n’existe aucune échappatoire possible. Vous êtes au fond des gorges et la sortie la plus proche est soit devant vous, soit d’où vous êtes venus. Ne partez donc pas trop tard ! Prévoyez de bonnes chaussures dans lesquelles vous avez l’habitude de faire de la randonnée. Prévoyez un petit nécessaire de secours pour la bobologie tel que des ampoules. Consultez la météo avant de partir. Des passages dans les rochers seront fort désagréables (glissants) par mauvais temps. Soyez prudent au bord de la rivière dont le niveau peut subitement s’élever suite au fonctionnement de barrages en amont. N’allez jamais sur un ilot duquel vous ne pourriez pas revenir si le niveau de l’eau se met à monter brusquement (le courant pouvant alors forcir). Emmenez une bonne lampe frontale pour passer les longs tunnels. Ceux-ci sont dans l’obscurité la plus totale et le sol est parfois très humide (nombreuses flaques). Difficile de faire sans lumière digne de ce nom. La liste des difficultés est non exhaustive. En cas de doute, consultez un professionnel du tourisme. Ce sentier ne comporte qu’assez peu de dénivelé et ces difficultés sont souvent oubliées.
Enfin, pas une difficulté en soit, sauf si on a les nerfs fragiles. En période touristique, ce sentier peut être très fréquenté. Les échelles de la Brèche Imbert ne peuvent être empruntées que dans un sens. Le croisement n’est possible que sur les plateformes intermédiaires. Il est alors possible qu’un petit embouteillage de randonneurs se créé à ce niveau là. En attendant, soyez patient et profitez du paysage magnifique.

12 - Descente dans la brèche Imbert13 - Les échelles de la Brèche Imbert

Curiosités / Intérêts : Avant tout, le paysage. Le Verdon surplombé de falaises d’environ 300m, et vous tout petit au fond. Il y a de nombreux belvédères intéressants. Vous pourrez aussi sans doute observer des vautours, très présent dans ce secteur. Certaines sources citent aussi la présence de Chamois. Mais en période de forte affluence, il faudra sans doute débuter le sentier très tôt le matin pour les observer. Le site est très prisé des grimpeurs. Il comporte de nombreuses grandes voies de toutes difficultés. Si vous entendez des voies dans les falaises, arrêtez vous 5 minutes pour chercher les grimpeurs. On en aurait presque le vertige à leur place ! La végétation est assez riche également. Il est intéressant de voir comme certains arbustes se sont accrochés à la moindre vire ou fissure sur les falaises. Certaines espèces rares (la fougère Asplenium Jahandiezii ou encore la campanulacée phyteuma villarsii) vivent dans cet écosystème bien à part.

04 - Les Gorges05 - Gorges du Verdon09 - Gorges du Verdon10 - Point de vue
06 - Feuilles d'Anémone hépatique, espèce protégée dans certaines régions.11 - Vautour

C’est en 1905 que le spéléologue Edouard-Alfred Martel, accompagné du spéléologue et ami Louis Armand et quelques autres (Isidore Blanc est également souvent cité), explore le canyon (c’est ainsi qu’il l’a nommé) du Verdon. Celà fait suite à une demande la Compagnie Electrique du Sud-Est afin de faire des relevés hydrologiques sur le Verdon en vu d’un projet d’aménagement. Le Touring Club de France permet ensuite un développement touristique de plus en plus important dans les Gorges, grâce à l’aménagement de sentiers, de belvédères, mais aussi des routes d’accès. C’est le TCF qui aménage ce qui devient le sentier Martel en 1928.
Accès : De Castellane, suivre la D952 en direction des Gorges du Verdon. A Pont des Soleils, continuez la D952 à droite. La route s’élève doucement au-dessus du Verdon. Passez un tunnel étroit (klaxon obligatoire à l’entrée). A la sortie du tunnel, une route sur votre gauche permet de descendre au départ du Couloir Samson, qui sera l’endroit de la sortie des Gorges. Si vous souhaitez vous éviter la remontée à pied sur le Point Sublime à la fin de votre rando, vous pouvez descendre cette route et laisser un véhicule ici. Sinon, continuez tout droit jusqu’au Point Sublime. Ici, 3 solutions s’offrent à vous. Le parcours ne se faisant pas en aller-retour (trop long), il vous faut 2 véhicules ou utiliser une navette. Si vous êtes autonome, laissez un véhicule ici et reprenez la route avec l’autre véhicule. Continuez la D952 en direction de La Palud Sur Verdon. Environ 1km avant La Palud, prenez la route sur votre gauche en suivant l’indication « Route des crêtes ». Ce n’est pas obligatoire. Vous pouvez aussi rejoindre le Chalet de La Maline en passant par La Palud. Mais ce petit détour vaut la peine. Cette route longe les Gorges avec de nombreux belvédères. Vous pouvez vous arrêter sur quelques-uns pour admirer la vue et les vautours. Votre sentier passera au fond des Gorges, juste en-dessous de vous ! Continuez cette route jusqu’au Chalet de La Maline, au départ de la rando. Si vous n’avez pas pris la route des crêtes, vous devez donc poursuivre jusqu’à La Palud et prendre à gauche au feu la D23 que vous suivrez jusqu’au Chalet de La Maline. Attention, sachez que vous ne pourrez pas emprunter la route des Crêtes en passant par ce côté car la descente des crêtes sur La Maline est en sens unique. La deuxième option qui s’offre à vous si vous n’avez qu’une seule voiture par exemple est d’emprunter la navette. Vous pouvez voir les horaires sur le site de l’Office du Tourisme de Castellane. Comptez tout de même 8 ou 9€ environ (je ne me souviens plus du tarif exact) par personne… (en 2011). Vous pouvez aussi décider de faire le sentier et ensuite prendre la navette pour le retour. Mais ceci vous imposera de respecter un certain horaire durant votre randonnée. Enfin, la troisième option est le taxi (06.07.65.19.49). Le matin, il passera souvent de lui-même avant la navette afin de proposer de faire une première navette ou vous pourrez partager les frais entre chaque personne (tarif inconnu). Le taxi reste une option sûre les jours où la navette ne circule pas. Enfin, notez que vous pouvez faire le sentier dans les 2 sens (départ du Point Sublime et arrivée à La Maline). Cependant, pour des raisons d’ensoleillement et d’intérêt photographique (à cause du parcours du soleil), le sens conseillé est au départ de La Maline. C’est également dans ce sens que vous aborderez les endroits à forte déclivité dans le sens de la descente.

18 - Les Gorges vu de la route des crêtes19 - Un escargot au fond des gorges20 - Les Gorges vu de la route des crêtes21 - Les Gorges vu de la route des crêtes
08 - Gorges du Verdon15 - Le Verdon

Itinéraire : Commencez le sentier juste au-dessus du chalet de La Maline. Celui-ci descend directement en lacets au bord du Verdon. On passe d’abord la ravin de Charençon puis l’escalier du Pas d’Issane. Suivre sur votre gauche la direction du Point Sublime. Le parcours n’est pas compliqué : il suffit de remonter le Verdon. Après avoir profité de la première plage, retrouvez le sentier. Vous passerez alors successivement l’étroit des Cavaliers (passage resserré entre 300m de falaise), l’éboulis des Guègues et la grotte de la Baume aux Boeufs. Un sentier vous proposera d’aller au lieu-dit Mescla. Vous devez suivre l’autre direction « Point Sublime ». Mais si vous n’êtes pas pressés par le temps, vous pouvez aussi faire l’aller-retour jusqu’à Mescla, un très joli petit endroit ou l’Artuby se jette dans le Verdon. En revenant en direction du Point Sublime, vous devrez fournir un petit effort pour monter à la Brèche Imbert qu’il vous faudra alors descendre par un escalier qui demandera la plus grande vigilance (celui-ci sera réhabilité en automne 2012). Attention, en cas de pluie ou d’orage, ce passage devient dangereux. Une fois les 252 marches avalées, vous voilà 100m plus bas pour suivre le sentier le long du Verdon jusqu’à une nouvelle plage de galets où il fait bon se restaurer. On continue ensuite le sentier sans grande difficulté, si ce n’est d’être vigilant par endroit tout en profitant du paysage. Sur votre gauche, il n’est pas rare de voir des grimpeurs qui semblent perdus au milieu de cette immense falaise. De l’autre côté, 2 monolithes sont bien visibles. Il s’agit des tours de Trescaïre.  Vous arrivez ensuite aux tunnels de Trescaïre et du Baou, long de 670m. Au début de ce tunnel, une fenêtre permet d’accéder à la Baume aux Pigeons. De l’autre côté du tunnel, un escalier redescend au bord du Verdon. Le sentier franchit quelques mètres plus loin le Baou sur une passerelle et remonte ensuite au parking du couloir Samson. Vous quittez le Verdon à cet endroit pour finir en beauté sur un magnifique panorama au Point Sublime. Le départ du sentier qui remonte au Point Sublime se situe au fond à gauche du parking. Peu après le début, il se sépare en 2. Vous devez partir sur la droite et contourner la grande falaise qui se trouve au-dessus de vous par la droite pour arriver à son sommet (Point Sublime).

01 - Le départ depuis le chalet de La Maline02 - On descend au bord du Verdon03 - Bord du Verdon

07 - Verdon16 - Echelle à la sortie des tunnels17 - Le Couloir Samson depuis le Point Sublime

IMPORTANT ! Le sentier Martel va bénéficier d’une réhabilitation en 2011 et 2012. Ces travaux vont nécessiter la fermeture du sentier durant les automnes 2011 et 2012. En septembre 2011, les travaux concerneront les 2 extrémités du sentier : du côté de la descente par le chalet de La Maline et du côté du couloir Samson. Ainsi l’accès au sentier sera totalement fermé. Cette première tranche devrait prendre fin autour de Noël 2011 et le sentier devrait ré-ouvrir normalement dès janvier 2012. En septembre 2012, nouvelle fermeture mais cette fois-ci au centre. L’accès au couloir Samson et la descente de La Maline resteront accessibles. Mais le parcours ne pourra pas être réalisé en entier. De nouveau, l’objectif est une ouverture complète pour janvier 2013. Voyez cet article sur le site de La Provence. Si vous prévoyez de réaliser le parcours proche de ces dates, prenez contact avec l’Office du Tourisme de Castellane pour obtenir les dernières informations.

22 - Cheminées de Fée et Lac du Sautet (niveau très bas à cette période)Alors qu’en début de printemps il reste de la neige en montagne et que les conditions peuvent être difficiles, les premières belles journées sont tout à fait adaptées à cette rando de reprise, un peu longue mais très varié et pas difficile. Je propose à Mélissa que l’on aille découvrir ensemble un paysage parfois étonnant du côté de Pellafol. J’ai eu un avant goût assez bref lors d’un précédent passage dans cet endroit qui m’avait donné envie d’en voir plus. Et ça tombe bien car le service RTM (Restauration des Terrains en Montagne) de l’ONF a aménagé des circuits qui semblent agréables. On vous emmène ? Suivez le topo !

Petit topo :

Date : 02/04/2011
Météo : Journée quasi estivale. Aucun nuage, vent de sud parfois sensible, des températures sous abri supérieur à 22°c annoncées un peu partout.
Altitude départ / arrivée / mini sur le parcours (lieu) / maxi sur le parcours (lieu) : 890m / 890m / 765m (Pied des Cheminées de Fée) / 1110m (bois du Sapey, avant la descente sur les Gillardes)
Dénivelé approximatif départ / sommet : +220m.
Dénivelé cumulé approximatif pour l’aller-retour* :
+850m / -850m (estimation imprécise : La trace GPS étant particulièrement parasitée, elle a été lissée pour le calcul et a été corrigée manuellement. Notez que le parcours est souvent sur du « faux-plat » qui ont pu être compté comme des successions de montées et descentes courtes par le calcul de dénivelé.)
Distance approximative* :
18,5km pour la boucle (estimation imprécise : La trace GPS étant particulièrement parasitée, elle a été lissée pour le calcul et a été corrigée manuellement.)
Temps réalisé pour la boucle : 6h30 (hors pause. Ne vous basez pas sur ce temps ! Voyez la ligne ci-dessous).
Temps à prévoir pour la boucle* :
6h00 (hors pause).

Profil sentier pédagogique RTM de Pellafol*[Voir comment sont estimés les distances, dénivelés et temps de parcours]

Carte IGN : TOP25 – 3337OT (Dévoluy – Obiou – Pic de Burre)
Données GPS : Données GPS Sentier pédagogique RTM de Pellafol.
12 - Le sentier est bien protégé dans la descente des GorgesDifficultés : Sentier très bien protégé. Les secteurs exposés sont protégés par des grillages. La plus grosse difficulté a été de trouver le bon sentier par moment. 29 - Chutes de pierre, stationnement interdit dans ces secteurs. Attention aux jours de mauvais temps !Attention toutefois au niveau des Cheminées de Fée, les chutes de pierres sont fréquentes surtout en cas de météo incertaine. Je vous déconseille fortement d’emprunter cet itinéraire par temps incertain ou par temps de pluie. Des panneaux indiquent de ne pas stationner dans ces secteurs exposés. Prévoyez éventuellement un casque léger d’alpinisme pour passer ces secteurs. Un peu plus loin, lors de la remontée sur Vieux Pellafol, le sentier passe près de secteurs exposés. Le risque n’est pas vraiment important mais il convient d’être vigilant et de demander aux enfant de ne pas courir.
Curiosités / Intérêts : Plein !! Tout d’abord, dès le début de la rando, la Grande et les Petites Gillardes. Le parcours proposé ne passe en fait pas au pied des petites Gillardes mais la Grande Gillarde est plus impressionnante et il est facile de se rendre aux petites Gillardes en traversant le pont routier sur la Souloise, juste après le parking. Cette source est en fait une exsurgence, à ne pas confondre 69 - retour aux sourcesavec résurgence comme on peut souvent le lire. La résurgence est un cours d’eau qui s’infiltre au moins en partie dans la roche pour ressortir plus bas alors que l’exsurgence est une source composée d’un réseau hydrogéologique lui-même alimenté par l’infiltration des eaux de pluie ou de fonte des neiges. C’est d’ailleurs au printemps, lors que les neiges des sommets environnants fondent, que les Gillardes offrent un débit impressionnant pouvant aller jusqu’à 45m3 par seconde. Je vous conseille tout particulièrement cette saison pour cette rando. Votre déception risque d’être grande en période d’étiage ou le débit ne dépasse parfois pas 1m3 par seconde.  Cette deuxième exsurgence vauclusienne de France (classement en terme de débit) offre un spectacle étonnant. L’eau abonde sortie de nul part au milieu d’un bloc de rochers. Une eau fraîche et limpide qui se déverse quelques mètres plus bas dans la Souloise, un peu plus colorée. N’hésitez pas à repasser par la source en bouclant le circuit ! La lumière entre le matin et le soir aura changé et vous offrira une autre vue. La source froide du matin devient plus chaleureuse le soir. Ce site est préservé au niveau européen dans le cadre du programme NATURA2000.
A travers une forêt de Pin Noir, Pin Sylvestre, Epicéa et Mélèze, vous longerez la Souloise. Savez-vous reconnaître ces différentes espèces de résineux ? Le Pin Sylvestre (Pinus Sylvestris) se reconnaît facilement grâce à son écorce couleur « saumon » dans la partie haute du tronc. Le Pin Noir (Pinus Nigra) a une écorce plus marron ou grise. C’est généralement un grand arbre bien élancé et ses aiguilles sont plus longues que sur le Pin Sylvestre. Le Mélèze (Larix Decidua) est le seul résineux (en Europe au moins) à perdre ses aiguilles en hiver comme le font les espèces d’arbres feuillus. En automne, les Mélèze qui rougissent est un beau spectacle. Lors qu’il a ses aiguilles, il se reconnaît par la disposition de celle-ci. Elles sont regroupées par touffes de 35 à 40 aiguilles. L’épicéa (Picea Abies) possède des aiguilles assez courtes et bien piquantes indépendantes les unes des autres. Il est très souvent utilisé comme sapin de Noël bien que d’autres essences prennent de plus en plus sa place chaque hiver. Les résineux ont été plantés ici par l’homme avec pour objectif la stabilisation des sols menacés par l’érosion. Ici, lors de travaux forestiers, on débarde le bois avec des chevaux, moins destructeurs de la flore qui s’implante de manière naturelle par rapport aux engins forestiers.
Pour en revenir à La Souloise, cette rivière prend sa source plus haut dans la Vallée, et se forme vers St Etienne en Dévoluy, au pied de la station de ski de Superdévoluy. Le long du parcours, vous passerez le canyon de l’Infernet. Vous aurez peut-être remarqué que ce nom « Infernet » est souvent utilisé dans la toponymie des lieux de montagne. Ce mot vient de « enfer » ou plus exactement du latin « infernus » signifiant qui vient des profondeurs la terre. 11 - Gorges de l'InfernetTrès généralement, ce nom se rapporte à des lieux étroits et profonds. En provençal, l’infernet est un lieu difficile d’accès. A la sortie du canyon et jusqu’à Cros du Moulin, La Souloise est transformée. Elle coule dans un lit plus large sur une pente un peu plus douce. Un vrai paradis pour les truites qui peuplent ces rivières. Au-delà, on s’éloigne d’elle pour la retrouver de nouveau un peu plus loin, mélangé aux eaux du lac artificiel EDF du Sautet, composé de 2 bras, l’un alimenté par la Souloise et l’autre par le Drac et à peine plus en amont la Séveraisse.
30 - Plissement de roches sédimentaires lié à la formation des AlpesA cette saison, le lac peut avoir un niveau relativement bas, suite au fonctionnement intensif de l’usine hydroélectrique l’hiver et au débit modéré des rivières l’alimentant, les précipitations hivernales étant souvent neigeuse à la source. Lors de notre visite, aucune trace du lac ! Le fond n’était composé que de la rivière l’alimentant. Nous pouvons l’observer jusqu’au niveau de Vieux Pellafol ou le relief se resserre sur le lac. On peut d’ailleurs observer à cet endroit des plissements de roche sédimentaire lié à la formation des Alpes.
Les berges du lac que nous longeons un peu plus en altitude sont composées d’un phénomène géologique très intéressant et plus coutumier en Turquie par exemple qu’en France. Il s’agit de Cheminées de Fée. Certaines sont même très étonnantes à cet endroit et on se demande bien comment le chapeau de la cheminée fait pour encore tenir ! Ce phénomène est lié à une première couche de conglomérats qui superpose une couche plus tendre qui s’érode bien plus facilement. Par l’action du vent, des pluies et des phénomènes de gel-dégel, cette couche est grignotée plus rapidement, formant ces tours surplombés d’un chapeau.
Nous passons aussi tout proche de la ruine des Chaneaux. Phénomène d’érosion naturelle similaire à celui des Cheminées de Fée mais occupant tout un large secteur.

20 - Cheminées de Fée21 - Cheminées de Fée23 - Cheminées de Fée24 - Cheminées de Fée
25 - Cheminées de Fée
26 - On passe au pied des cheminées de fée27 - Ruines des Chaneaux31 - Ruines des Chaneaux et cheminées de fée70 - Ruine des Chaneaux

Après avoir traversé le plateau de Pellafol, on remonte un peu en forêt pour tomber sur les ruines d’un ouvrage de la fin du 19ème siècle (le projet date de 1870). Il s’agit d’un aqueduc qui a été construit afin d’irriguer les terres fertiles du plateau en détournant une partie de La Souloise depuis sa source.  L’aqueduc a parfois été construit dans une falaise abrupte ! Une photo d’époque sur les panneaux le long du sentier donne presque des vertiges ! Au total, 59km de canaux d’irrigations afin d’irriguer un plateau de 260 hectares. L’eau est alors géré rigoureusement. Le prayer (préposé aux arrosages) fixe les règles d’utilisation de l’eau. Le béalier quant à lui était chargé de régler les litiges, parfois en infligeant de légères amendes ou des journées de travail à l’entretien des canaux. Mais l’été, l’eau manque à cause de problème d’étanchéité. De plus, on soupçonne que l’apport d’eau accélère l’érosion dans les ruines de Pellafol. De ce fait, l’exploitation sera assez rapidement abandonnée, vers 1910.

50 - Ancien aqueduc52 - Tunnel sur l'ancien aqueduc

Après avoir marcher dans l’aqueduc, on redescend face à la falaise immense du Petit et Grand Brechon, qui peuvent faire la joie des « base jumpers » et autres grimpeurs. Les falaises et les éboulis abritent aussi une faune assez riche. Les chamois sont nombreux ici. Mais la falaise abrite aussi un couple de Grands Ducs venu protéger leur oeufs dans la paroi vertigineuse et inaccessible. L’Aigle Royal peut aussi être observer ici avec un peu de chance. 3 couples sont présents dans le massif du Dévoluy. Marmottes et Tetras Lyre font leurs festins ! La forêt autour de La Souloise abrite quant à elle des Grands Cerfs que l’on peut venir écouter bramer en automne.

18 - A gauche Le Faort et à droite le Pic Pierroux32 - Pic Pierroux33 - Grand Brechon et Petit Brechon61 - La station de SuperDévoluy

Après la ballade, prenez 5 minutes pour vous arrêter près des 2 éoliennes de Pellafol. Ces éoliennes sont le fruit d’un projet complètement individuel de Emmanuel et Jean-Pierre Hostache. Ce nom ne vous rappelle peut-être rien, et pourtant… Emmanuel Hostache était un grand champion de bobsleigh. Médaille de bronze en bob à quatre eux JO de Nagano en 1998, champion du monde en bob à quatre en 1999 et médaille de bronze en bob à deux la même année. Malheureusement, Emmanuel a été victime d’un sarcome d’Ewing, une forme de cancer qui l’a emporté en 2007. 71 - Eolienne de PellafolSon père n’a pas baissé les bras et après un difficile combat d’une dizaine d’années contre des associations qui ont lutté contre ce projet, c’est en 2009 que les éoliennes ont enfin vu le jour. Je n’ai pas souvenir d’avoir eu l’occasion d’observer des éoliennes d’aussi près ailleurs. La plupart du temps, on ne peut pas approcher pour des raisons de sécurité. Ici, vous pourrez aller vous mettre au pied des pales dans leur axe ! L’effet est garantie !!
Accès : De La Mure, suivre la N85 (Route Napoléon) direction Gap jusqu’à l’entrée de Corps, puis suivre à droite les indications de Pellafol, Superdévoluy, barrage du Sautet (D537). En arrivant à Le Sautet, traversez le pont au-dessus du barrage, puis remontez la route en continuant sur la D537. 500m après le pont, continuez toujours tout droit au carrefour, en direction de la station de Superdévoluy, source des Gillardes. Traverser le plateau de Pellafol sur la longue ligne droite, puis la route redescend, traverse La Posterle et arrive au niveau de La Souloise. Juste avant le pont, prenez sur votre gauche la D217 en direction des sources de la Gillarde et du village de Monestier-d’Ambel. Le grand parking bien indiqué avec des panneaux explicatifs se trouve sur votre droite après 700m environ.
Itinéraire : Du parking, prenez le sentier qui démarre juste en face et suivez le panneau en direction des Gillardes et des Gorges de l’Infernet. Vous atteignez la source des Grandes Gillardes en quelques minutes seulement. Descendez sur votre droite au pied de la source pour profiter du spectacle, puis revenez sur le sentier qui passe au-dessus de la source (suivre Les Gorges de l’Infernet). Un peu plus loin, 2 options sont possibles pour atteindre les Gorges. On vous propose de traverser La Souloise sur un pont afin de les rejoindre en 2,4km. Notez que traverser le pont avec un chien peut poser des problèmes. Quand ils sont petits, on peut encore les porter mais quand ils sont gros, ils refusent la plupart du temps de traverser. Pour notre topo, nous avons continué sur la même rive (Gorge de l’Infernet, 2,2km). Le sentier remonte ensuite un peu et on entend La Souloise gronder en fond de vallée. On poursuit en suivant les indications Gorge de l’Infernet. Le sentier rejoint un chemin large et plat avec comme seule indication, le petit bonhomme bleu en forme de goutte d’eau qui balise un autre tour. Nous pouvons le suivre dans un premier temps. Plus loin, on retrouve de nouveau un croisement bien indiqué pour les Gorges de l’Infernet. Il reste alors un peu plus de 1km. Un peu plus loin, on rejoint de nouveau un large chemin. On le voit passer en dessous et on peut alors être tenter de couper le virage. Mais même si cela n’est pas dramatique (vous retomberiez au bon endroit plus loin), je ne vous le conseille pas. Continuer ce chemin large tout droit puis au prochain virage à droite, prenez le sentier sur votre gauche. Le petit bonhomme bleu vous indique encore une fois le bon chemin. Un peu plus loin, le sentier redescend sur ce chemin large que vous venez de quitter. Vous n’avez qu’à le traverser et prendre le sentier en face comme vous l’invite le petit bonhomme bleu. Après une dizaine de mètres, c’est ici que l’on quitte le petit bonhomme bleu. Lui descend sur la droite pour traverser la Souloise et revenir sur les Gillardes (direction Les Gillardes rive droite). Alors que nous allons descendre dans les Gorges de L’infernet en continuant tout droit. Le sentier est très sécurisé sur la descente.

01 - Parking des Gillardes (départ)02 - Départ03 - Le parcours tout droit - Gde Gillarde à droite04 - Le sentier remonte un peu dans la forêt05 - Le sentier rejoint un chemin large et plat
06 - Suivre l'indication des Gorges de l'Infernet
07 - On rejoint de nouveau un large chemin08 - Prendre le sentier à gauche dans le virage à droite09 - Le sentier redescend sur le large chemin large10 - Descendre à gauche en direction de l'Infernet

Suivez ensuite la rivière jusqu’à un pont (Passerelle de Tardivière). Continuez tout droit, direction Pellafol Les Payas et Pellafol La Posterle, le Quicet. Peu après, le sentier bifurque de nouveau à un panneau d’indication au lieu dit Le Quicet. Continuez encore tout droit en suivant la direction Le Grand Cos, le long de la rivière. Gardez de l’égernie, vous allez bientôt quitter la rivière et remonter dans la forêt. Soyez vigilant en haut de la côte. Le sentier se partage en 2 sans indication particulière. Il faut prendre tout droit le sentier que l’on voit redescendre légèrement dans la forêt puis remonter juste ne face de vous. A gauche, le balisage indique la mauvaise direction d’une croix jaune sur un arbre et une croix rouge sur la balisage VTT à peine plus loin.  Tout droit, vous pourrez retrouver le balisage d’un trait jaune, signifiant que vous êtes sur le bon chemin. Suivez ce chemin en forêt jusqu’à tomber sur la route D217b que vous allez remonter (en prenant donc à gauche) sur quelques mètres, jusqu’à une courbe à gauche. Le chemin repart vite sur votre droite, juste après la glissière de sécurité, avec l’indication Le Vieux Pellafol.

13 - Passerelle de Tardivière14 - Le Quicet : tout droit direction le Grand Cos15 - Prendre tout droit le sentier que l’on voit redescendre légèrement dans la forêt16 - On coupe la D217b et on redescend à droite17 - Direction Vieux Pellafol

En arrivant au carrefour du Grand Cros, continuez direction Pellafol Les Payas, Le Cros du Chaix. En arrivant au carrefour du Cros du Chaix,  continuez toujours en direction de Pellafol Les Payas, ainsi que les ruines des Chaneaux. Notez qu’une variante permettant de raccourcir la rando est possible en prenant ici à gauche, en direction de Croix des Chaneaux. Mais ne l’ayant pas emprunté, je ne peux pas vous décrire avec précisions la suite de cette variante. En ce qui nous concerne, en allant plus loin, nous allons quitter le chemin large que l’on emprunte en prenant un sentier qui descend à droite en suivant toujours la direction de Pellafol Les Payas, Ruines de Chaneaux. On passe d’abord au-dessus puis au pied des Cheminées de Fée. On arrive aux Ruines des Chaneaux et on suit toujours Pellafol Les Payas. On traverse un fond de rivière asséchée (ou pas ?) puis de l’autre côté, un panneau invite à remonter le long de ce torrent pour le sentier RTM. Il s’agit ici d’une deuxième variante possible. Mais nous allons continuer tout droit pour passer à nouveau dans une zone ou il est interdit de stationner par risque d’éboulement.

19 - Prendre le sentier qui descend à droite direction Pellafol Les Payas26 - On passe au pied des cheminées de fée28 - Variante RTM possible à gauche. Nous continuons tout droit.

Le sentier remonte en direction de Pellafol. Attention, vous allez passer vers quelques brefs secteurs un peu exposés (surplombant la ravine de Bertrand).  Juste après, le chemin continue sur du plat ou en pente douce et est recouvert d’herbe. Un endroit très reposant, juste avant d’arriver à Marché Vieux. On prend à droite sur la route qui descend à Vieux Pellafol. On arrive au vrai départ du sentier découverte RTM du vieux Pellafol.

34 - Marché Vieux35 - Le vrai départ du sentier découverte RTM36 - Les circuits détaillés

Vous pourrez profiter de la source potable, puis ensuite reprendre la route à gauche après la fontaine. Après 300m de route environ, vous tombez sur un carrefour ou vous devez continuer tout droit sur encore environ 400m. Vous allez croiser la grande ligne droite de la D537 qui traverse le plateau de Pellafol. Soyez prudent en traversant et rendez-vous en face sur le chemin carrossable. Après quelques mètres, ce chemin se sépare en 2. Au départ de la partie de droite, se trouve un petit sentier qui monte encore à droite. Je vous invite à le prendre afin de profiter du paysage et de la table d’orientation. Faites ensuite demi tour pour revenir sur le chemin carrossable du départ que vous devez continuer tout droit.

37 - Reprendre la route à gauche après la fontaine38 - Le village de Vieux Pellafol d'où l'on vient39 - Après 300m, continuez tout droit au carrefour40 - Traversée de la D537. On aperçoit la table d'orientation en face.
41 - On aperçoit la table d'orientation juste au-dessus des panneaux.42 - Table d'orientation de Pellafol (1/2)43 - Table d'orientation de Pellafol (2/2)44 - Le chemin se sépare en 2. On prend la partie de gauche.

Un autre chemin rejoint le vôtre sur votre droite au lieu dit Les Serres. Prenez la direction Les Gillardes, Gorges de l’Infernet, Les Casses. Après une courbe à gauche, vous marchez maintenant parallèlement à la route D537, en direction du sud. Vous arrivez à un nouveau carrefour de chemins carrossables au lieu dit Les Casses. Prenez alors droite en direction de Sur la Ville. Continuez ce chemin jusqu’à rejoindre un autre chemin carrossable sur du plat. Attention, aucune indication à ce niveau. Vous devez prendre à gauche (vous revenez presque sur vos pas). Ce chemin commence par un panneau rond rouge et blanc indication la circulation interdite à tous véhicules, sauf ayant droit.

45 - Les Serres. On prend à gauche.46 - Les Casses, prendre à droite.47 - Prendre à gauche sur le plat (aucune indication)48 - Ce chemin commence par un panneau rond rouge et blanc.

Continuez ce chemin à travers la forêt jusqu’à ce qui ressemble fortement à une ancienne carrière permettant sans doute la réalisation d’une partie des canaux d’irrigation. Juste après, vous allez commencer à emprunter l’ancien aqueduc pour continuer votre rando. Vous allez traverser un tunnel, puis arriver au lieu dit Sur la Ville. Continuez tout droit, en direction du ruisseau de la Posterle. Vous arrivez rapidement au lieu dit du ruisseau de la Posterle et vous devez ici descendre sur votre gauche pour traverser le ruisseau au fond de la combe. Il n’y  pas d’indication à suivre. Les indications mènent là d’où vous venez ou propose le Col de la Samblue et le Col de Champ Long sur votre droite. Il ne faut donc pas suivre ces indications et bien aller au fond de la combe pour traverser le ruisseau.

49 - Cet endroit ressemble fortement à une ancienne carrière.51 - Ancien aqueduc53 - Sur La Ville54 - Lieu dit du ruisseau de la Posterle (prendre à gauche, le ruisseau est un peu plus bas)55 - Traversée du ruisseau

Le sentier coupe ensuite un chemin plus large. Là encore aucune indication. Vous pouvez soit prendre complètement à gauche et presque revenir sur vos pas, soit prendre en face (légèrement à gauche) et poursuivre le sentier, soit tout droit et prendre le chemin large. La meilleure solution est de prendre en face et de continuer le sentier qui descend légèrement.  Un peu plus loin, ce sentier se sépare en 2. L’indication pour les VTT indique à gauche. Mais continuez tout droit sur le plat. Ce sentier débouche sur un chemin carrossable. Prenez le tout droit, dans le sens de la montée.  Quittez le un peu plus haut en prenant à gauche au niveau d’un panneau en bois indiquant Pellafol d’où vous venez (avec un panneau indiquant également le sentier RTM). Aucune indication dans la direction à suivre. Suivez ce nouveau chemin jusqu’à une indication Les Gillardes, que vous prendrez. Un peu plus loin, suivre touours Les Gillardes et également Le Grand Chemin. De nouveau plus loin, au lieu dit Les Issards, suivre à gauche de nouveau en direction des Gillardes et de la ferme Beaume.

56 - Prendre en face le sentier qui descend légèrement57 - Continuez tout droit (chemin de droite) sur le plat58 - Le sentier coupe ensuite un chemin plus large. Là encore aucune indication.59 - Quitter le chemin un peu plus haut en prenant à gauche au niveau d’un panneau en bois indiquant Pellafol
60 - Suivre Les Gillardes
62 - Suivre Les Gillardes63 - Prendre à gauche, direction Les Gillardes, Ferme Beaume

Au début de ce sentier, vous trouverez une borne vous indiquant Le Grand Chemin. Ce sentier descend dans la forêt et remonte légèrement pour faire le tour des ruines de la ferme Beaume. En-dessous des ruines, le sentier part sur votre gauche au niveau d’un panneau balisant le sentier RTM. Sitôt à gauche, il se sépare en 2. Une partie part sur votre droite et l’autre encore sur votre gauche. Ne prenez surtout pas la partie qui repart sur votre gauche. Celle-ci est ensuite assez galère pour retrouver le bon sentier. Prenez donc sur votre droite et suivez le sentier qui descend tranquillement jusqu’à la route. Traversez la route départementale en direction des sources des Gillardes et continuez la descente tranquillement jusqu’à rejoindre le parking et votre point de départ.

64 - Descendre le Grand Chemin65 - Les ruines de la Ferme Beaume66 - En-dessous des ruines, prendre à gauche et sitôt à droite.67 - Le sentier coupe la route68 - Direction Source des Gillardes

Cirque de Saint-MêmeEn Chartreuse, après un bon repas de famille, pour faciliter la digestion, il y a 2 solutions : s’enfiler une bonne chartreuse dans le gosier, où bien faire sa promenade au cirque de Saint-Même. Mon conseil : l’un n’empêche pas l’autre et il serait dommage de s’en priver ! C’est donc au cirque que je vous emmène en balade cette fois-ci.

Petit topo :

Date : 12/09/2010
Météo : Belle journée estivale mais un début de couleur d’automne dans les bois.
Altitude départ / arrivée / maxi sur le parcours (lieu) :
850m / 850m / variable suivant balade, jusqu’à 1554m (Habert de la Dame).
Dénivelé approximatif départ / sommet :
variable, jusqu’à 700m environ.
Dénivelé cumulé approximatif pour l’aller-retour* :
variable, jusqu’à +760m/-760m environ.
Distance approximative* :
variable.
Temps réalisé pour la boucle :
Non déterminant, boucles réalisées sous forme de variantes personnelles.
Temps à prévoir pour la boucle* :
Variable. De 30mn pour le tour du cirque à 4h30 (hors pause) pour le circuit du pas de la mort avec retour par St Même Le Haut.

*[Voir comment sont estimés les distances, dénivelés et temps de parcours]

Carte IGN : TOP25 – 3333OT (Massif de la Chartreuse – Nord)
Données GPS : Aucune donnée disponible.
Difficultés : Déconseiller par mauvais temps. Hors mis le fait que la balade perd de son intérêt, elle peut s’avérer dangereuse par temps de brouillard (les sentiers sont parfois aériens) ou par temps de pluie (rochers et terrains en forêt très glissants). La fraîcheur est souvent au rendez-vous près des cascades à l’ombre des grands hêtres. Si vous partez une journée fraîche, prévoyez un pull ou une veste supplémentaire. Le tour du cirque se réalise assez facilement et rapidement. Il convient à la plupart des marcheurs jeunes ou moins jeunes. Le circuit des sources du Guiers ou du Pas de la Mort sont bien plus difficiles et conseiller aux randonneurs en bonne forme et bien équipés (bonnes chaussures, carte IGN de la région, savoir s’orienter, …).
Le Guiers VifCuriosités / Intérêts : Le site entier présente de l’intérêt. Il y a quelques 110 millions d’années, les falaises calcaires de ce site étant au fond de la mer. Les Alpes se sont formées et ces falaises se sont soulevées, puis érodées de manière inégale. Les Hauts de Chartreuse ont formé alors une sorte de gouttière qui s’étend du Mont Granier au Nord jusqu’à la Dent de Crolles. Ce travail d’érosion a creusé un des réseaux de grottes et de gouffres le plus long de France (plus de 250km) au grand bonheur des spéléologues. Il y a d’ailleurs dans le massif 3 réseaux de plus de 50km (figurant dans la liste des plus longs du monde). Un paradis de chauve-souris ! C’est d’ailleurs pas moins de 16 espèces qui ont été dénombrés ici. Plus étrange encore, il y a dans ces réseaux un insecte qui n’existe qu’ici ! Le Isereus xambei. Ils ne possèdent pas d’yeux et s’oriente grâce à ses antennes. Et de toute manière, ses yeux ne lui serviraient à rien dans ces grottes obscures.
Cette roche calcaire repose sur une roche marneuse imperméable. L’eau de pluie qui tombe sur les hauts de Chartreuse s’infiltre de manière très rapide à travers ces réseaux pour atteindre rapidement la source souterraine du Guiers Vif, au niveau de la roche marneuse, sans avoir le temps d’être filtrer. Il est ici plus qu’ailleurs important de préserver ce site car une pollution peut très vite arriver. C’est une des missions de la Réserve Naturelle des Hauts de Chartreuse.
La faune est assez discrète autour du site du cirque, du fait de sa fréquentation importante. Ici les gens viennent pour le pic-nic dans les larges prairies autour du Guiers Vif, les enfants barbotent dans l’eau pendant que d’autres jouent au ballon ou même à la pétanque ! Malgré tout, la Chartreuse a une faune plutôt riche. Comme dans de nombreux endroits des Alpes, le chamois est présent et la marmotte également (elle a été réintroduite). Le massif possède aussi plusieurs couples d’aigle royal. Un autre oiseau mais qui s’observe au sol : le tétras lyre. Bien heureux celui qui arrive à l’observer !
La forêt est essentiellement composée de hêtres et de sapins. Les falaises abritent la vulnéraire, une plante utilisée dans la confection de la chartreuse, mais aussi la potentille luisante, une belle fleur très localisé qui s’observe assez rarement.
Bon à savoir : Dans les limites de la réserve naturelle, les chiens sont interdits même tenue en laisse… et même si vous verrez beaucoup de monde sur les sentiers avec eux.

Cirque de Saint-Même Cascade du Guiers Vif Sous la cascade
Faune du Guiers Sauvée des eaux du Guiers Faune du Guiers

Accès : De Chambéry, suivre St Baldoph, Col du Granier, St-Pierre-d’Entremont (D912). De Grenoble, suivre Corenc, le Sappey-en-Chartreuse, St-Pierre-de-Chartreuse, St-Pierre-d’Entremont (D512). A St Pierre d’Entremont, suivre les indications ‘Cirque de St Même’ (D45c). Continuez la route jusqu’aux grands parkings.
Itinéraires : Il faut commencer par suivre la route jusqu’à l’hôtel-restaurant et le petit snack à côté. A partir d’ici,  plusieurs itinéraires sont possibles. Ils sont décris sur un grand panneau au niveau du snack. Vous pouvez adopter des variantes, par exemple pour passer voir toutes les cascades du Guiers. Le sentier est très fréquenté et bien marqué. Sur les plus longs itinéraires, une carte IGN peut s’avérer toutefois utile.

Ne suivez pas cet itinéraire sans avoir lu et compris les conseils !

Photo 14 - Le Lac Crozet depuis le sommet du Grand ColonMalgré une forme un peu plus moyenne que la dernière fois (ma tendinite au genou joue au yoyo… une fois présente, une fois absente ou presque), je décide de continuer de profiter de cet été ensoleillé. Presque à regret lorsque dans la descente mon genou me fera souffrir un peu plus que d’habitude. Ca me servira peut-être de leçon cette fois-ci pour rester plus tranquille… ou pas !
C’est ainsi que nous voilà embarqué avec Juju pour un tour du Grand Colon. Après être monté au sommet, on redescend sur sa face est, puis on remonte légèrement sur le Col de La Pra avant de redescendre complètement au parking, en passant par le Lac Crozet. La boucle est bouclée.

Petit topo :

Date : 21/07/2010
Météo :
Magnifique soleil, quelques nuages se forment sur les reliefs mais absolument pas gênants. Une visibilité digne d’une belle journée d’automne ! Les paysages sont magnifiques depuis 3 jours dans un air très clair, ce qui n’est pas si fréquent en plein été.
Altitude départ / arrivée / maxi sur le parcours (lieu) :
1280m / 1280m / 2394m (sommet du Grand Colon)
Dénivelé approximatif départ / sommet :
+1110m.
Dénivelé cumulé approximatif pour l’aller-retour* :
+1500m / -1500m.
Distance approximative* :
17,6km pour la boucle (prenant en compte les données topographiques)
Temps réalisé pour la boucle :
3h30 (hors pause. Ne vous basez pas sur ce temps ! Voyez la ligne ci-dessous).
Temps à prévoir pour la boucle* :
7h00 (hors pause).

profil Grand Colon - La Pra - Lac Crozet
*[Voir comment sont estimés les distances, dénivelés et temps de parcours]

Carte IGN : TOP25 – 3335OT (Grenoble – Chamrousse – Belledonne)
Données GPS : Données GPS Grand Colon – La Pra – Lac Crozet
Photo 15 - Descente du Grand Colon peu agréableDifficultés : Pas de réel difficulté sur ce parcours. La montée au Grand Colon comprend des passages soutenus. La descente sur le Lac Merlat (après le sommet du Grand Colon) est assez désagréable dans un terrain de grosses pierres, d’éboulis, de terre, le tout sur une forte pente. On prendra garde de ne pas tomber.
Curiosités / Intérêts : 3 refuges sont présents le long du parcours ! Saurez-vous les retrouver ? Les 2 premiers sont proches et non gardés. Mais le plus dur à trouver reste le tout premier. Lorsque vous entamez la montée dans la forêt, vous pourrez apercevoir au milieu des arbres la ‘baraque des Carriers’. En suivant son chemin, on passe facilement à côté sans la voir ! En sortant de la forêt, c’est la baraque du Colon et sa source tout proche qui vous accueilleront. Le troisième refuge est gardé et vous ne pourrez pas le louper. Avec sa grande terrasse souvent bondée et parasols ouverts, c’est le refuge de La Pra, situé dans un cadre exceptionnel !
Je n’ai rien trouvé concernant l’étymologie du Grand Colon. Ce nom pourtant évocateur doit avoir une histoire…
Après le Grand Colon et avant d’arriver au refuge de La Pra et son col du même nom, vous marcherez au bord du Lac Merlat. Un vrai petit coin de paradis ! C’est aussi à partir d’ici que vous aurez le plus de chances d’observer la faune montagnarde. Approchez-vous du lac et vous verrez certainement dans ses eaux claires des vairons et peut-être des truites ! Les vairons sont des petits poissons ne dépassant que rarement les 12 cm de long. Ils sont très faciles à pêcher car très voraces. Jetez un tout petit caillou d’un millimètre proche d’un banc de vairon et vous comprendrez tout de suite de quoi je veux parler ! Un conseil culinaire : l’omelette de vairons ! Il suffit de faire frire une poêlée de vairons et d’ajouter des oeufs battus par dessus. Un délice ! Il est tout à fait possible de bivouaquer ici. Si l’envie vous en dit, réalisez ce parcours en 2 jours, montez une toile de tente et arrêtez-vous ici pour la soirée. Montez quelques oeufs et une petite ligne avec un hameçon pour votre repas du soir ! Près du ruisseau qui alimente le lac, vous pourrez trouver une quantité importante de ciboulette à ajouter à votre omelette. La nuit ici est magique : la pollution lumineuse des villes est absente et on peut voir bien plus d’étoiles ! Autour du lac, vous aurez aussi certainement l’occasion de voir voler de beaux spécimens de libellules.

Photo 06 - Baraque du ColonPhoto 04 - Vercors et ChartreusePhoto 05 - Chamechaude, Bec Charvet et Combe du Manival, Dent de CrollesPhoto 10 - Vue sur Grenoble
Photo 11 - Au sommet : La Chatreuse et au fond les BaugesPhoto 12 - 3 Pics de BelledonnePhoto 13 - Le Lac Merlat
Photo 18 - De la ciboulette en fleur le long du ruisseauPhoto 16 - Arnica ou Séneçon doronic ?Photo 19 - Un vaironPhoto 20 - Lac Merlat

Surplombant le lac, il y a le Pic du Grand Perlet par lequel un itinéraire peu fréquenté (et donc peu marqué) mais plus direct existe entre la montée au Grand Colon et le lac. L’intérêt de passer par le Grand Colon est plus important pour observer le paysage. Mais c’est par ici que les troupeaux passent pour se rendre à l’alpage de La Pra. Les chamois empruntent également souvent ce passage beaucoup plus calme. Peu après le Lac Merlat en continuant sur le sentier menant au refuge de La Pra, ce sont des colonies de marmottes qui ont élu domicile dans le secteur. En juin et juillet, les jeunes de l’année à la fois craintif et curieux s’adonneront à toutes sortes de jeux autour du terrier. Vers début septembre, l’ambiance est plus sérieuse. Vous pourrez peut-être observer la marmotte faire les foins. Elle coupe et fait sécher de l’herbe qui lui servira à se confectionner une bonne litière pour passer l’hiver à hiberner au fond du terrier.
Toujours dans le même secteur, vous aurez peut-être la chance d’observer des hermines dans les éboulis et pierriers. Cette observation sera vraisemblablement furtive ! L’hermine, vive et nerveuse, est toujours en action avec une grande agilité.
Avant d’arriver au refuge, vous traverserez une zone humide qui abrite bon nombre d’espèces végétales ! Pas trop tard dans la saison, vous aurez peut-être l’occasion de voir un vrai champ de coton ! Plus connu sous le nom de « linaigrette » ou « jonc à coton », cette plante a déjà servi par le passé à rembourrer les oreillers. Elle porte aussi le nom de « oreiller du pauvre ». Suivez bien le sentier et appréciez avec les yeux. Ce milieux sont fragiles et sensibles aux piétinements. Pour en revenir au refuge de La Pra, vous découvrirez un bâtiment moderne et bien équipé. Il a été construit en 1889. Puis il a subi incendie et avalanche mais a toujours été reconstruit. Il a ensuite été restauré et modernisé notamment grâce à la région Rhône-Alpes soucieuse de se positionner dans la qualité de ses hébergements d’altitudes.

Photo 21 - Refuge et plaine de La PraPhoto 22 - LinaigrettesPhoto 23 - Aussi appeler Oreillers du pauvrePhoto 24 - Linaigrette ou également Jonc à Coton

Depuis le Col de La Pra, vous pourrez voir ce superbe Lac Crozet (visible également depuis le sommet du Grand Colon, en s’approchant prudemment sur sa face nord). Je trouve que ce lac à la fois encaissé et ouvert sur la vallée a du charme avec sa belle couleur et sa vue plongeante sur le massif de la Chartreuse. En 1889, l’année de la construction du refuge, Artistide Bergès fait ériger un barrage au bout de ce lac, augmentant ainsi son niveau d’eau de 3,60m. Aristide Bergès est « l’inventeur » de la « houille blanche ». Il imagine et met en place des procédés de captage des eaux qui viennent de la fonte des neige et glacier afin de produire l’énergie nécessaire aux usines de productions de papier. Grâce à ce lac et à l’installation d’une conduite forcée (et grâce à d’autres installations dans le massif de Belledonne), Aristide Bergès produisait ainsi l’énergie nécessaire pour entraîner deux défibreurs à l’aide d’une turbine. Les défibreurs râpaient le bois afin de produire la pâte à papier. Ces installations marquent le début de l’énergie hydraulique, toujours connu de nos jours pour la production d’électricité.
En descendant au Lac Crozet par le vallon du Mercier, vous pourrez voir sur votre gauche une paroi complètement polie. Il s’agit du Galeteau, bien connu des grimpeurs. Cette face polie est en fait une vision parfaite de l’érosion glaciaire.

Photo 27 - Lac Crozet et au fond La ChartreusePhoto 28 - Lac Crozet

Accès : De Grenoble, prendre l’A41 (direction Chambéry) et sortir à la sortie n°25 (Domène, Le Versoud). Suivre Domène, passer au-dessus de l’Isère. Au rond-point suivant, prendre tout droit pour entrer dans Domène jusqu’à rejoindre le carrefour avec la D523 (Grenoble – Pontcharra). Prendre alors tout droit (direction Revel) sur la D11. Continuer jusqu’à Revel et suivre ensuite la direction de Freydière (panneau indicateur). En arrivant à Freydière, passer devant le bar-restaurant et continuer la route qui monte droit devant (panneau ‘route non déneigée’ et indication du Lac Crozet et du refuge de La Pra). Suivre cette route sur environ 3km et à la première épingle à gauche, se stationner au départ du chemin de terre sur votre droite.

Photo 01 - FreydièrePhoto 02 - Parking des 4 chemins

Photo 00 - Carte randoItinéraire : [cliquez ici pour voir l’itinéraire sur OpenStreetMap] Du parking, continuer la piste forestière carrossable. Après un moment cette piste se rétrécit pour devenir un sentier. A peine plus loin, un panneau vous indique ‘Le Grand Colon’ par un sentier qui remonte à gauche dans la forêt. La montée est soutenue. Elle rejoint une piste plus large qu’il faut emprunter brièvement avant de reprendre le sentier sur la gauche. Attention de ne pas loupe le sentier car la piste vous mènera en forêt et il vous faudra ensuite couper à travers bois pour retrouver le sentier. Le sentier coupe de nouveau la piste un peu plus loin, puis il sort progressivement de la forêt pour arriver à la baraque du Colon (refuge non gardé, source à proximité). Après cette première partie assez raide, vous pouvez faire une halte avant d’attaquer la suite. Continuer le sentier qui passe devant la baraque et s’éloigne presque à plat au début en direction du sud (station de Chamrousse dans le cap du sentier). La pente reprend un rythme assez soutenu et grimpe sur la face sud du Grand Colon. Le marquage au sol est presque inexistant. Quelques cairns marquent l’itinéraire. Mais il reste évident. Le sentier rebascule ensuite sur la face ouest du Grand Colon pour une longue traversée ascendante. Enfin il arrive sur la pente finale jusqu’au sommet. Le Lac Merlat se voit très bien depuis le sommet et la descente se fait par un sentier évident mais assez désagréable (cailloux et terre, pente forte). Sur le bas de la descente, vous longerez un joli petit ruisseau ou la végétation est luxuriante jusqu’au lac. Faites le tour du lac par la droite. Le sentier est parfois un peu perdu dans les gros éboulis surtout si on a tendance à se laisser envouter le regard par ce si beau lac. Mais il se retrouve très facilement de l’autre côté. Le sentier assez plat chemine ensuite d’abord le long du lac et ensuite repart sur une montée assez brève avant d’arriver sur la grande plaine surplombée par le refuge de La Pra. Avant le refuge, vous passez près d’une baraque de berger. Afin de respecter un peu l’intimité des occupants, restez bien sur le sentier de gauche qui passe au-dessus de la baraque  et non sur celui qui passe devant. Le sentier remonte ensuite au refuge et continue sur sa gauche pour suivre un torrent jusqu’au col de La Pra, rejoint après une dernière montée. On voit très bien le Lac Crozet d’ici ainsi que le sentier évident qui redescend. Longer le lac par la droite jusqu’au barrage. Au bout du lac, le sentier de la descente s’observe très bien et reste toujours évident. On peut aussi longer le bout du lac jusqu’au barrage et traverser par en-dessous. De l’autre côté, une stèle à effigie d’Aristide Bergès se trouve dans un petit abri. On peut rejoindre directement le sentier.  L’itinéraire de descente est sans difficulté et évident. La descente est assez longue mais reste agréable sur une pente rarement soutenue. On entre de nouveaux dans la forêt, puis le sentier se transforme en piste forestière assez large. On arrive plus loin a un panneau indicateur « Les 3 ruisseaux (1510m) ». Suivre « Pre Raymond » et continuer ensuite toujours sur cette large piste jusqu’au Parking de « Pré Raymond ». Continuer de descendre la piste forestière carrossable qui plus loin se transforme en route goudronnée. Quelques minutes plus tard, vous arrivez dans une épingle à droite ou votre voiture se trouve stationnée au début de la piste forestière sur votre gauche.
Variante possible en réalisant le parcours en sens inverse. A chacun ses goûts mais personnellement je ne préfère pas. Je trouve dans ce cas la montée au Col du Pra interminable alors que dans le sens de la descente, la pente n’est pas trop soutenue et moins fatigante. En revanche, la descente du Grand Colon est soutenue et moins agréable dans la variante. Alors que dans le sens de la montée, il suffit de prendre son temps et de s’arrêter régulièrement pour boire et manger une barre de céréales pour arriver finalement assez vite en haut avant la chaleur écrasante.

Photo 03 - Le début de la montée dans la forêtPhoto 07 - Suite du chemin après la baraquePhoto 08 - Montée plus régulière sur la face sudPhoto 09 - Longue traversée de la face ouest
Photo 17 - Lac Merlat dans la descente du Grand Colon
Photo 25 - Montée sur le Col de La PraPhoto 26 - Vallon du Mercier et Lac CrozetPhoto 29 - Les 3 ruisseaux

Ne suivez pas cet itinéraire sans avoir lu et compris les conseils !

Photo 16 : Installations hydro-météorologiques du Lac BlancCurieux sur ces installations hydro-météorologiques que j’ai observé lors de ma rando au Lac Blanc, je suis partit à la pêche aux renseignements pour en savoir un peu plus.
Tout a commencé en août 2005. Suite à plusieurs jours de pluies torrentielles sur le massif alpin, le Vorz est entrée dans une crue catastrophique pour le village de La Gorge (situé sur la commune de Ste Agnès). Aucune victime heureusement mais des dégâts très importants.
Suite à cette crue, une étude a été lancée afin d’étudier la fréquence dans le passé (et potentiellement dans le futur) de ce genre de crue intense.
A la fin de cette étude, des chercheurs au laboratoire EDYTEM ont décidé de continuer leurs observations sur le Vorz dans le cadre de leurs travaux sur les crues, les ressources en eaux et plus généralement le cycle de l’eau en montagne. En automne 2009, ils ont installé le matériel au Lac Blanc mais également d’autres installations dans ce même secteur. Ces installations permettent un suivi des températures, précipitations (pluie ou neige), niveaux d’eau dans le Vorz, couverture neigeuse et illumination solaire.
Merci à Georges-Marie Saulnier du laboratoire EDYTEM pour ce précieux complément d’information.

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