Quelques conseils importants pour randonner en montagne :

Tout d’abord, une chose primordiale :
Ce blog se veut être un récit précis des randonnées que j’ai pratiqué et non une incitation à partir sur mes traces. Il est évident que chaque randonneur prendra sa responsabilité en cas d’incident ou d’accident sur les parcours décrit sur ce blog et que je ne pourrais être tenu comme responsable. La randonnée en montagne ne s’improvise pas et comporte des risques et dangers. Ce blog doit vous permettre avant tout d’en avoir conscience et ne donne les descriptions que dans un but purement informatif. La montagne est un milieu qui évolue beaucoup et rapidement. Chaque randonnée a été décrite dans des conditions précises, à des dates précises. L’exactitude et l’exhaustivité des propos tenus sur ce site ne peuvent pas être garanties. Un sentier peut disparaître, le marquage s’effacer, un éboulis peut se créer, des interdictions peuvent survenir, de la neige peut rendre un secteur dangereux, etc… Renseignez-vous auprès des professionnels de la montagne (météo, guide, accompagnateur, office de tourisme, …) avant de partir. Soyez tout à fait conscient de votre propre capacité mais aussi de celle des personnes qui vous accompagneront.

Equipements et conseils supplémentaires :

  • Les vêtements et protections indispensables pour partir en rando :
    • De bonnes chaussures confortables avec une semelle qui accroche le terrain. Des chaussures étanches sont un plus.  Soyez sûr de vos chaussures ! Des ampoules peuvent vite devenir galère ! Emportez des pansements spéciaux pour les ampoules (type Compeed®).
    • Des vêtements adaptés à la rando en tissu léger et confortable. Prenez toujours des vêtements chauds et imperméables avec vous même (dans le sac à dos) si le temps est dégagé et qu’il fait très chaud. Les conditions changent vite en montagne et avec l’altitude.
    • Une protection solaire efficace composée de crème solaire à fort indice de protection, chapeau ou casquette, lunettes de soleil indice 3 minimum, voir 4 en haute montagne ou terrain enneigé. Ce conseil est encore plus important pour les enfants ! Pensez aussi au stick pour les lèvres.
  • L’orientation :
    • Le minimum est une carte de randonnée (IGN TOP25) et une boussole. Bien entendu, vous devez avoir un minimum de connaissance en orientation avec l’utilisation de ces deux outils. L’altimètre peut être un plus non négligeable pour s’orienter.
    • Une lampe frontale, même si vous n’avez pas prévu de passer la nuit dans la montagne. La frontale est un accessoire de sécurité. Si vous vous perdez ou qu’un accident arrive et que vous devez attendre les secours après le couché du soleil, vous serez ravi d’avoir suivi ce conseil.
    • Plus cher et moins indispensable que la carte : le GPS. Je considère le GPS comme un accessoire de confort mais il ne doit pas remplacer la carte IGN et la boussole qui sont des accessoires de sécurité. Un GPS peut tomber en panne (piles, casse, manque d’étanchéité après une chute dans l’eau …). Il permet tout de même de donner rapidement sa position précise au secours en cas d’accident.
  • En cas d’accident :
    • L’accident va de la « bobologie » au cas bien plus grave. La montagne étant un milieu à risque, il convient de pouvoir répondre à tous les cas afin d’éviter de les aggraver. Il serait dommage de mobiliser toute une équipe de secours en montagne juste parce qu’on a oublié de prendre un pull !
    • une petite trousse d’urgence comportant des pansements (je rappel le conseil Compeed® déjà donné ci-dessus) pré-découpés (ou bien emportez des ciseaux), 5m d’élastoplaste (strapping) de 6cm de large, quelques compresses stériles, du sparadrap, un peu de désinfectant, un peu de paracétamol sous forme de cachet à avaler, un coussin hémostatique et une couverture de survie. Pour ces deux derniers éléments, regardez avant de partir comment ils s’utilisent ! (Couverture de survie : surface dorée à l’intérieur pour protéger du froid et à l’extérieur pour protéger du chaud et du soleil). Tout ce matériel reste léger à emporter et peut sauver des situations très délicates, voir des vies !
    • Un Aspivenin, quoique parfois vivement critiqué. L’essentiel est d’y penser et de se faire sa propre opinion et également de réfléchir à la conduite à tenir en cas de morsure de serpent.
    • Eventuellement des pastilles permettant de purifier l’eau (type micropur). Manquer d’eau peut devenir un sérieux problème et il est toujours préférable de boire de l’eau potable pour ne pas aggraver une situation déjà problématique.
    • Un moyen de communication en état de fonctionnement (téléphone portable, radio, sifflet)
    • Voir également paragraphe conduite à tenir en cas d’accident
  • Alimentation :
    • L’eau est indispensable. Préparez votre rando et vérifier la possibilité de remplir vos gourdes sur le parcours. Prévoyez 2,5l par personne pour une rando d’une journée, un peu plus si la chaleur est forte. Un peu moins si vous êtes sûr de pouvoir faire le plein (refuge gardée par exemple).
    • Barres de céréales et fruits secs pour reprendre des forces lors de la rando. Si vous partez assez longtemps pour envisager un repas en montagne, c’est à votre convenance. Vous pouvez prendre un sandwich (préférez tout ce qui est énergétique) ou même un réchaud léger et une popote pour manger chaud. Pensez d’avance aux déchets. Ne prenez par exemple pas une boîte de thon ou une boîte de ravioli qui reste relativement sale et qui peuvent devenir vite odorante après le repas. D’une manière générale, je déconseille les conserves.
    • Sac plastique ou sac poubelle : Lorsque vous partez en randonné, vous acceptez aussi un contrat avec la nature. Dans ce contrat, vous devez redescendre vos déchets pour les mettre dans une poubelle. Attention aussi de ne pas trop penser ‘biodégradable’. Ce n’est pas parce que c’est biodégradable que ça doit rester dans la nature ! Je déconseille aussi de laisser ses épluchures d’oeufs, de fruits, de légumes. Ce n’est pas forcément polluant dans l’état mais certains animaux pourraient manger vos détritus et ça perturberait l’équilibre écologique du milieu. Certaines choses tout à fait comestible pour nous sont toxiques voir mortelles pour d’autres animaux.
  • Choisissez un sac adapté et confortable !
  • Quelques accessoires supplémentaires pouvant avoir leur utilité :
    • Appareil photo
    • Jumelles
    • Gants
    • Bonnet
    • Couteau
    • Briquet / allumettes

Conduites à tenir en cas d’accident :
(rédiger à l’aide du site Comité Départemental de la Randonnée Pédestre de Haute Savoie et du site de la FFME)

  1. Evaluation de la situation :
    Rapidement mais en gardant son calme, le responsable du groupe évalue la situation et notamment les points suivants : Le groupe est-il en danger (secteur exposé) ? Nombre de blessés ? Degré de gravité des blessures ? La situation peut être réévalué régulièrement.
  2. Déclenchement des secours et mise en sécurité :
    La deuxième phase consiste à mettre en sécurité le groupe et le blessé si possible et à prévenir les secours si nécessaire. Si le blessé n’est pas en danger (pas de secteur exposé, pas de danger pour sa santé), qu’il souffre de contusions ou d’entorses et qu’il peut encore marcher, on le soigne grâce à la trousse de secours et on poursuit la randonnée sans faire intervenir les secours. Si en revanche, le blessé se trouve dans un secteur exposé, difficile d’accès ou que la suite de la randonnée doit passer par ce genre de secteur ou bien encore que le blessé ne peut pas marcher ou se déplacer sans mettre sa santé en danger, on prévient les secours (voir paragraphe suivant). En cas de doute, on peut appeler les secours et leur demander leur avis.
    Ces cas plus graves demandent une évacuation d’urgence du blessé (hélicoptère si possible) :

    • traumatisme crânien avec perte de connaissance même brève
    • traumatisme de la colonne vertébrale avec signes neurologiques au niveau des membres (troubles de la sensibilité, paralysies)
    • défaillance respiratoire ou circulatoire (état de choc, pouls imprenable, pâleur, refroidissement)
    • Suspicion de fracture (thorax, membre inférieur, bassin) avec douleur aigüe et/ou déformation d’un membre avec impotence
  3. Appel des secours :
    • Par téléphone, le 112 est le numéro d’urgence. Si vous n’avez pas réseau avec votre opérateur habituel, essayez quand même de composer ce numéro. Il est normalement accessible avec n’importe quel réseau depuis n’importe quel téléphone (même sans avoir composé le code PIN).
    • Si vous captez le réseau de votre opérateur sans trop de difficultés, il peut être utile de joindre de manière plus directe les secours en montagne. Emmenez avec vous ces numéros :
      • Alpes :
        • Isère et Drôme : N° d’alerte commun CRS / PGHM : 04 76 22 22 22
        • Savoie (Maurienne) : N° d’alerte commun CRS / PGHM : 04 79 05 11 88
          Savoie (Tarentaise) : N° d’alerte commun CRS / PGHM : 04 79 08 29 30
        • Haute Savoie (Chamonix) : PGHM Chamonix : 04 50 53 16 89
          Haute Savoie (Annecy) : PGHM Annecy : 04 50 09 47 47
        • Hautes Alpes : N° d’alerte commun CRS / PGHM : 04 92 22 22 22
        • Alpes Maritimes : N° d’alerte commun CRS / PGHM : 04 97 22 22 22
        • Alpes de Haute Provence : PGHM de Jausiers : 04 92 81 07 60
      • Pyrénées :
        • Ariège : PGHM de Savignac les Ormeaux : 05 61 64 22 58
        • Haute Garonne : PGHM de Bagnères de Luchon : 05 61 79 28 36
        • Pyrénées Atlantiques : PGHM d’Oloron Ste Marie : 05 59 10 02 50
        • Hautes Pyrénées : N° d’alerte commun CRS / PGHM : 05 62 92 41 41
        • Pyrénées Orientales : CRS de Perpignan : 04 68 61 79 20
          Pyrénées Orientales : PGHM d’Osseja : 04 68 04 51 03
          Pyrénées Orientales : Poste de secours Mont Louis : 04 68 30 30 57
        • Secteurs Espagne et Andorre :
          • Catalogne (A partir du Val d’Aran à l’Ouest et plus à l’est) : 085
          • Aragon (A partir du massif de l’Aneto et jusqu’au Col du Somport) : 062
          • Navarre  /Andorre : 112
      • Corse :
        • PGHM de Corte : 04 95 61 13 95
        • Groupement Montagne des Sapeurs Pompiers de Haute-Corse : 04 95 46 16 50
        • Groupement Montagne des Sapeurs Pompiers de Corse du Sud : 04 95 10 60 18
      • Jura :
        • Doubs : Peloton de Gendarmerie de Montagne de Mouthe : 03 81 69 27 29
        • Jura : Peloton de Gendarmerie de Montagne des Rousses : 03 84 60 31 02
      • Vosges :
        • Haut Rhin : Peloton de Gendarmerie de Montagne de Munster : 03 89 77 14 22
        • Vosges : Peloton de Gendarmerie de Montagne de Xonrupt Longemer : 03 29 63 02 90
      • Massif Central :
        • Cantal : Peloton de Gendarmerie de Montagne de Murat : 04 71 20 04 80
        • Puy de Dôme : Peloton de Gendarmerie de Montagne de Le Mont Dore : 04 73 65 04 06
      • La Réunion :
        • PGHM de St Denis de la Réunion : 02 62 93 09 30
      • Tout autre secteur ou en cas de doute sur l’un de ces numéros ou en cas de difficulté pour joindre l’un de ces numéros : 112
    • Si vous possédez une radio VHF, vous pouvez aussi prévenir les secours en contactant l’un des services en montagne listé sur la page FFME suivante : Quelques fréquences radio en montagne
    • Dans les autres cas, une personne du groupe devra rejoindre le point le plus proche entre un refuge gardé ou un village, muni d’un téléphone portable et de toutes les informations nécessaires pour déclencher les secours (voir paragraphe suivant). Au mieux cette personne passe dans un endroit avec du réseau ou au pire arrivera au refuge ou aux premières habitations pour passer un appel téléphonique. Cette personne ne doit pas se mettre elle-même en danger en coupant par des secteurs exposés hors sentier par exemple.
  4. Quelles informations donner ?
    • Le lieu de l’accident : coordonnées sur votre carte ou votre GPS + précisions : en forêt, sur une paroi, à côté d’un lac, à proximité d’un col ou d’un pic. Précisez si le site est facilement accessible.
    • La météo. Sauf évidence (journée avec un grand ciel bleu de partout), précisez si vous êtes dans les nuages, au-dessus des nuages si vous avez beaucoup de vent…
    • L’identité du (des) blessé(s) : homme, femme, enfant (précisez l’âge).
    • Le(s) blessé(s) est(sont)-il(s) seul(s) ou assisté(s) ?
    • Donnez toutes les précisions sur son état physique : Est-il conscient ? Respire-t-il ? Saigne-t-il ? Où a-t-il mal ?
  5. Attendre les secours :
    • Sauf en cas de nécessité, on ne se déplacera plus. Si on doit le faire, on informe les secours de la nouvelle position.
    • Etendre la victime en la protégeant du sol (sacs à dos vides par exemple) et la couvrir avec une couverture de survie (face dorée contre la victime) et des vêtements.
    • Rassurez la victime, continuez de lui parler, proposez lui une boisson (sauf si nausées ou vomissements), chaude et sucrée si possible. Restez attentif à l’évolution de ses douleurs et de son état de santé (aggravation, stabilisation). Ne le laissez pas seul.
    • En cas de saignement important, proscrire la méthode du garrot. On fera un pansement compressif avec le coussin hémostatique de la trousse de secours ou bien avec ce que l’on a sous la main.
  6. A l’arrivée des secours :
    • Si les secours sont héliportés, à l’arrivé de l’hélicoptère, placez-vous en léger retrait d’une zone d’atterrissage ou de débarquement possible, dos au vent, immobile et les bras tendus et levés en l’air pour former un Y avec votre corps. Vous devez également veiller à ce que rien ne puisse s’envoler avant l’arrivée de l’hélicoptère.
    • Si les secours sont à pieds et que vous êtes dans un endroit où ils devront vous chercher, utilisez votre sifflet régulièrement. Le signal d’alerte avec un sifflet est de 6 coups de sifflet par minute.
    • Si les secours se déroulent de nuit, en plus du sifflet, vous pouvez utiliser votre lampe en dirigeant le faisceau là ou il pourra être vu. Le signal d’alerte est identique : 6 éclats par minute.
    • Dès que les secours vous ont rejoins, indiquez quelle a été l’évolution de l’état de la victime depuis le déclenchement des secours.
  7. Toutes les situations ne doivent pas donner lieu à un déclenchement des secours :

Ne partez jamais seul. Informez toujours quelqu’un sur votre itinéraire et l’heure de retour prévue. Informez ces mêmes personnes de votre bon retour ou de votre retard.
Ne partez jamais avec des mauvaises conditions physiques ou de mauvaises conditions météos. Informez-vous bien avant de partir sur l’itinéraire et l’évolution de le météo prévue.