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22 - Cheminées de Fée et Lac du Sautet (niveau très bas à cette période)Alors qu’en début de printemps il reste de la neige en montagne et que les conditions peuvent être difficiles, les premières belles journées sont tout à fait adaptées à cette rando de reprise, un peu longue mais très varié et pas difficile. Je propose à Mélissa que l’on aille découvrir ensemble un paysage parfois étonnant du côté de Pellafol. J’ai eu un avant goût assez bref lors d’un précédent passage dans cet endroit qui m’avait donné envie d’en voir plus. Et ça tombe bien car le service RTM (Restauration des Terrains en Montagne) de l’ONF a aménagé des circuits qui semblent agréables. On vous emmène ? Suivez le topo !

Petit topo :

Date : 02/04/2011
Météo : Journée quasi estivale. Aucun nuage, vent de sud parfois sensible, des températures sous abri supérieur à 22°c annoncées un peu partout.
Altitude départ / arrivée / mini sur le parcours (lieu) / maxi sur le parcours (lieu) : 890m / 890m / 765m (Pied des Cheminées de Fée) / 1110m (bois du Sapey, avant la descente sur les Gillardes)
Dénivelé approximatif départ / sommet : +220m.
Dénivelé cumulé approximatif pour l’aller-retour* :
+850m / -850m (estimation imprécise : La trace GPS étant particulièrement parasitée, elle a été lissée pour le calcul et a été corrigée manuellement. Notez que le parcours est souvent sur du « faux-plat » qui ont pu être compté comme des successions de montées et descentes courtes par le calcul de dénivelé.)
Distance approximative* :
18,5km pour la boucle (estimation imprécise : La trace GPS étant particulièrement parasitée, elle a été lissée pour le calcul et a été corrigée manuellement.)
Temps réalisé pour la boucle : 6h30 (hors pause. Ne vous basez pas sur ce temps ! Voyez la ligne ci-dessous).
Temps à prévoir pour la boucle* :
6h00 (hors pause).

Profil sentier pédagogique RTM de Pellafol*[Voir comment sont estimés les distances, dénivelés et temps de parcours]

Carte IGN : TOP25 – 3337OT (Dévoluy – Obiou – Pic de Burre)
Données GPS : Données GPS Sentier pédagogique RTM de Pellafol.
12 - Le sentier est bien protégé dans la descente des GorgesDifficultés : Sentier très bien protégé. Les secteurs exposés sont protégés par des grillages. La plus grosse difficulté a été de trouver le bon sentier par moment. 29 - Chutes de pierre, stationnement interdit dans ces secteurs. Attention aux jours de mauvais temps !Attention toutefois au niveau des Cheminées de Fée, les chutes de pierres sont fréquentes surtout en cas de météo incertaine. Je vous déconseille fortement d’emprunter cet itinéraire par temps incertain ou par temps de pluie. Des panneaux indiquent de ne pas stationner dans ces secteurs exposés. Prévoyez éventuellement un casque léger d’alpinisme pour passer ces secteurs. Un peu plus loin, lors de la remontée sur Vieux Pellafol, le sentier passe près de secteurs exposés. Le risque n’est pas vraiment important mais il convient d’être vigilant et de demander aux enfant de ne pas courir.
Curiosités / Intérêts : Plein !! Tout d’abord, dès le début de la rando, la Grande et les Petites Gillardes. Le parcours proposé ne passe en fait pas au pied des petites Gillardes mais la Grande Gillarde est plus impressionnante et il est facile de se rendre aux petites Gillardes en traversant le pont routier sur la Souloise, juste après le parking. Cette source est en fait une exsurgence, à ne pas confondre 69 - retour aux sourcesavec résurgence comme on peut souvent le lire. La résurgence est un cours d’eau qui s’infiltre au moins en partie dans la roche pour ressortir plus bas alors que l’exsurgence est une source composée d’un réseau hydrogéologique lui-même alimenté par l’infiltration des eaux de pluie ou de fonte des neiges. C’est d’ailleurs au printemps, lors que les neiges des sommets environnants fondent, que les Gillardes offrent un débit impressionnant pouvant aller jusqu’à 45m3 par seconde. Je vous conseille tout particulièrement cette saison pour cette rando. Votre déception risque d’être grande en période d’étiage ou le débit ne dépasse parfois pas 1m3 par seconde.  Cette deuxième exsurgence vauclusienne de France (classement en terme de débit) offre un spectacle étonnant. L’eau abonde sortie de nul part au milieu d’un bloc de rochers. Une eau fraîche et limpide qui se déverse quelques mètres plus bas dans la Souloise, un peu plus colorée. N’hésitez pas à repasser par la source en bouclant le circuit ! La lumière entre le matin et le soir aura changé et vous offrira une autre vue. La source froide du matin devient plus chaleureuse le soir. Ce site est préservé au niveau européen dans le cadre du programme NATURA2000.
A travers une forêt de Pin Noir, Pin Sylvestre, Epicéa et Mélèze, vous longerez la Souloise. Savez-vous reconnaître ces différentes espèces de résineux ? Le Pin Sylvestre (Pinus Sylvestris) se reconnaît facilement grâce à son écorce couleur « saumon » dans la partie haute du tronc. Le Pin Noir (Pinus Nigra) a une écorce plus marron ou grise. C’est généralement un grand arbre bien élancé et ses aiguilles sont plus longues que sur le Pin Sylvestre. Le Mélèze (Larix Decidua) est le seul résineux (en Europe au moins) à perdre ses aiguilles en hiver comme le font les espèces d’arbres feuillus. En automne, les Mélèze qui rougissent est un beau spectacle. Lors qu’il a ses aiguilles, il se reconnaît par la disposition de celle-ci. Elles sont regroupées par touffes de 35 à 40 aiguilles. L’épicéa (Picea Abies) possède des aiguilles assez courtes et bien piquantes indépendantes les unes des autres. Il est très souvent utilisé comme sapin de Noël bien que d’autres essences prennent de plus en plus sa place chaque hiver. Les résineux ont été plantés ici par l’homme avec pour objectif la stabilisation des sols menacés par l’érosion. Ici, lors de travaux forestiers, on débarde le bois avec des chevaux, moins destructeurs de la flore qui s’implante de manière naturelle par rapport aux engins forestiers.
Pour en revenir à La Souloise, cette rivière prend sa source plus haut dans la Vallée, et se forme vers St Etienne en Dévoluy, au pied de la station de ski de Superdévoluy. Le long du parcours, vous passerez le canyon de l’Infernet. Vous aurez peut-être remarqué que ce nom « Infernet » est souvent utilisé dans la toponymie des lieux de montagne. Ce mot vient de « enfer » ou plus exactement du latin « infernus » signifiant qui vient des profondeurs la terre. 11 - Gorges de l'InfernetTrès généralement, ce nom se rapporte à des lieux étroits et profonds. En provençal, l’infernet est un lieu difficile d’accès. A la sortie du canyon et jusqu’à Cros du Moulin, La Souloise est transformée. Elle coule dans un lit plus large sur une pente un peu plus douce. Un vrai paradis pour les truites qui peuplent ces rivières. Au-delà, on s’éloigne d’elle pour la retrouver de nouveau un peu plus loin, mélangé aux eaux du lac artificiel EDF du Sautet, composé de 2 bras, l’un alimenté par la Souloise et l’autre par le Drac et à peine plus en amont la Séveraisse.
30 - Plissement de roches sédimentaires lié à la formation des AlpesA cette saison, le lac peut avoir un niveau relativement bas, suite au fonctionnement intensif de l’usine hydroélectrique l’hiver et au débit modéré des rivières l’alimentant, les précipitations hivernales étant souvent neigeuse à la source. Lors de notre visite, aucune trace du lac ! Le fond n’était composé que de la rivière l’alimentant. Nous pouvons l’observer jusqu’au niveau de Vieux Pellafol ou le relief se resserre sur le lac. On peut d’ailleurs observer à cet endroit des plissements de roche sédimentaire lié à la formation des Alpes.
Les berges du lac que nous longeons un peu plus en altitude sont composées d’un phénomène géologique très intéressant et plus coutumier en Turquie par exemple qu’en France. Il s’agit de Cheminées de Fée. Certaines sont même très étonnantes à cet endroit et on se demande bien comment le chapeau de la cheminée fait pour encore tenir ! Ce phénomène est lié à une première couche de conglomérats qui superpose une couche plus tendre qui s’érode bien plus facilement. Par l’action du vent, des pluies et des phénomènes de gel-dégel, cette couche est grignotée plus rapidement, formant ces tours surplombés d’un chapeau.
Nous passons aussi tout proche de la ruine des Chaneaux. Phénomène d’érosion naturelle similaire à celui des Cheminées de Fée mais occupant tout un large secteur.

20 - Cheminées de Fée21 - Cheminées de Fée23 - Cheminées de Fée24 - Cheminées de Fée
25 - Cheminées de Fée
26 - On passe au pied des cheminées de fée27 - Ruines des Chaneaux31 - Ruines des Chaneaux et cheminées de fée70 - Ruine des Chaneaux

Après avoir traversé le plateau de Pellafol, on remonte un peu en forêt pour tomber sur les ruines d’un ouvrage de la fin du 19ème siècle (le projet date de 1870). Il s’agit d’un aqueduc qui a été construit afin d’irriguer les terres fertiles du plateau en détournant une partie de La Souloise depuis sa source.  L’aqueduc a parfois été construit dans une falaise abrupte ! Une photo d’époque sur les panneaux le long du sentier donne presque des vertiges ! Au total, 59km de canaux d’irrigations afin d’irriguer un plateau de 260 hectares. L’eau est alors géré rigoureusement. Le prayer (préposé aux arrosages) fixe les règles d’utilisation de l’eau. Le béalier quant à lui était chargé de régler les litiges, parfois en infligeant de légères amendes ou des journées de travail à l’entretien des canaux. Mais l’été, l’eau manque à cause de problème d’étanchéité. De plus, on soupçonne que l’apport d’eau accélère l’érosion dans les ruines de Pellafol. De ce fait, l’exploitation sera assez rapidement abandonnée, vers 1910.

50 - Ancien aqueduc52 - Tunnel sur l'ancien aqueduc

Après avoir marcher dans l’aqueduc, on redescend face à la falaise immense du Petit et Grand Brechon, qui peuvent faire la joie des « base jumpers » et autres grimpeurs. Les falaises et les éboulis abritent aussi une faune assez riche. Les chamois sont nombreux ici. Mais la falaise abrite aussi un couple de Grands Ducs venu protéger leur oeufs dans la paroi vertigineuse et inaccessible. L’Aigle Royal peut aussi être observer ici avec un peu de chance. 3 couples sont présents dans le massif du Dévoluy. Marmottes et Tetras Lyre font leurs festins ! La forêt autour de La Souloise abrite quant à elle des Grands Cerfs que l’on peut venir écouter bramer en automne.

18 - A gauche Le Faort et à droite le Pic Pierroux32 - Pic Pierroux33 - Grand Brechon et Petit Brechon61 - La station de SuperDévoluy

Après la ballade, prenez 5 minutes pour vous arrêter près des 2 éoliennes de Pellafol. Ces éoliennes sont le fruit d’un projet complètement individuel de Emmanuel et Jean-Pierre Hostache. Ce nom ne vous rappelle peut-être rien, et pourtant… Emmanuel Hostache était un grand champion de bobsleigh. Médaille de bronze en bob à quatre eux JO de Nagano en 1998, champion du monde en bob à quatre en 1999 et médaille de bronze en bob à deux la même année. Malheureusement, Emmanuel a été victime d’un sarcome d’Ewing, une forme de cancer qui l’a emporté en 2007. 71 - Eolienne de PellafolSon père n’a pas baissé les bras et après un difficile combat d’une dizaine d’années contre des associations qui ont lutté contre ce projet, c’est en 2009 que les éoliennes ont enfin vu le jour. Je n’ai pas souvenir d’avoir eu l’occasion d’observer des éoliennes d’aussi près ailleurs. La plupart du temps, on ne peut pas approcher pour des raisons de sécurité. Ici, vous pourrez aller vous mettre au pied des pales dans leur axe ! L’effet est garantie !!
Accès : De La Mure, suivre la N85 (Route Napoléon) direction Gap jusqu’à l’entrée de Corps, puis suivre à droite les indications de Pellafol, Superdévoluy, barrage du Sautet (D537). En arrivant à Le Sautet, traversez le pont au-dessus du barrage, puis remontez la route en continuant sur la D537. 500m après le pont, continuez toujours tout droit au carrefour, en direction de la station de Superdévoluy, source des Gillardes. Traverser le plateau de Pellafol sur la longue ligne droite, puis la route redescend, traverse La Posterle et arrive au niveau de La Souloise. Juste avant le pont, prenez sur votre gauche la D217 en direction des sources de la Gillarde et du village de Monestier-d’Ambel. Le grand parking bien indiqué avec des panneaux explicatifs se trouve sur votre droite après 700m environ.
Itinéraire : Du parking, prenez le sentier qui démarre juste en face et suivez le panneau en direction des Gillardes et des Gorges de l’Infernet. Vous atteignez la source des Grandes Gillardes en quelques minutes seulement. Descendez sur votre droite au pied de la source pour profiter du spectacle, puis revenez sur le sentier qui passe au-dessus de la source (suivre Les Gorges de l’Infernet). Un peu plus loin, 2 options sont possibles pour atteindre les Gorges. On vous propose de traverser La Souloise sur un pont afin de les rejoindre en 2,4km. Notez que traverser le pont avec un chien peut poser des problèmes. Quand ils sont petits, on peut encore les porter mais quand ils sont gros, ils refusent la plupart du temps de traverser. Pour notre topo, nous avons continué sur la même rive (Gorge de l’Infernet, 2,2km). Le sentier remonte ensuite un peu et on entend La Souloise gronder en fond de vallée. On poursuit en suivant les indications Gorge de l’Infernet. Le sentier rejoint un chemin large et plat avec comme seule indication, le petit bonhomme bleu en forme de goutte d’eau qui balise un autre tour. Nous pouvons le suivre dans un premier temps. Plus loin, on retrouve de nouveau un croisement bien indiqué pour les Gorges de l’Infernet. Il reste alors un peu plus de 1km. Un peu plus loin, on rejoint de nouveau un large chemin. On le voit passer en dessous et on peut alors être tenter de couper le virage. Mais même si cela n’est pas dramatique (vous retomberiez au bon endroit plus loin), je ne vous le conseille pas. Continuer ce chemin large tout droit puis au prochain virage à droite, prenez le sentier sur votre gauche. Le petit bonhomme bleu vous indique encore une fois le bon chemin. Un peu plus loin, le sentier redescend sur ce chemin large que vous venez de quitter. Vous n’avez qu’à le traverser et prendre le sentier en face comme vous l’invite le petit bonhomme bleu. Après une dizaine de mètres, c’est ici que l’on quitte le petit bonhomme bleu. Lui descend sur la droite pour traverser la Souloise et revenir sur les Gillardes (direction Les Gillardes rive droite). Alors que nous allons descendre dans les Gorges de L’infernet en continuant tout droit. Le sentier est très sécurisé sur la descente.

01 - Parking des Gillardes (départ)02 - Départ03 - Le parcours tout droit - Gde Gillarde à droite04 - Le sentier remonte un peu dans la forêt05 - Le sentier rejoint un chemin large et plat
06 - Suivre l'indication des Gorges de l'Infernet
07 - On rejoint de nouveau un large chemin08 - Prendre le sentier à gauche dans le virage à droite09 - Le sentier redescend sur le large chemin large10 - Descendre à gauche en direction de l'Infernet

Suivez ensuite la rivière jusqu’à un pont (Passerelle de Tardivière). Continuez tout droit, direction Pellafol Les Payas et Pellafol La Posterle, le Quicet. Peu après, le sentier bifurque de nouveau à un panneau d’indication au lieu dit Le Quicet. Continuez encore tout droit en suivant la direction Le Grand Cos, le long de la rivière. Gardez de l’égernie, vous allez bientôt quitter la rivière et remonter dans la forêt. Soyez vigilant en haut de la côte. Le sentier se partage en 2 sans indication particulière. Il faut prendre tout droit le sentier que l’on voit redescendre légèrement dans la forêt puis remonter juste ne face de vous. A gauche, le balisage indique la mauvaise direction d’une croix jaune sur un arbre et une croix rouge sur la balisage VTT à peine plus loin.  Tout droit, vous pourrez retrouver le balisage d’un trait jaune, signifiant que vous êtes sur le bon chemin. Suivez ce chemin en forêt jusqu’à tomber sur la route D217b que vous allez remonter (en prenant donc à gauche) sur quelques mètres, jusqu’à une courbe à gauche. Le chemin repart vite sur votre droite, juste après la glissière de sécurité, avec l’indication Le Vieux Pellafol.

13 - Passerelle de Tardivière14 - Le Quicet : tout droit direction le Grand Cos15 - Prendre tout droit le sentier que l’on voit redescendre légèrement dans la forêt16 - On coupe la D217b et on redescend à droite17 - Direction Vieux Pellafol

En arrivant au carrefour du Grand Cros, continuez direction Pellafol Les Payas, Le Cros du Chaix. En arrivant au carrefour du Cros du Chaix,  continuez toujours en direction de Pellafol Les Payas, ainsi que les ruines des Chaneaux. Notez qu’une variante permettant de raccourcir la rando est possible en prenant ici à gauche, en direction de Croix des Chaneaux. Mais ne l’ayant pas emprunté, je ne peux pas vous décrire avec précisions la suite de cette variante. En ce qui nous concerne, en allant plus loin, nous allons quitter le chemin large que l’on emprunte en prenant un sentier qui descend à droite en suivant toujours la direction de Pellafol Les Payas, Ruines de Chaneaux. On passe d’abord au-dessus puis au pied des Cheminées de Fée. On arrive aux Ruines des Chaneaux et on suit toujours Pellafol Les Payas. On traverse un fond de rivière asséchée (ou pas ?) puis de l’autre côté, un panneau invite à remonter le long de ce torrent pour le sentier RTM. Il s’agit ici d’une deuxième variante possible. Mais nous allons continuer tout droit pour passer à nouveau dans une zone ou il est interdit de stationner par risque d’éboulement.

19 - Prendre le sentier qui descend à droite direction Pellafol Les Payas26 - On passe au pied des cheminées de fée28 - Variante RTM possible à gauche. Nous continuons tout droit.

Le sentier remonte en direction de Pellafol. Attention, vous allez passer vers quelques brefs secteurs un peu exposés (surplombant la ravine de Bertrand).  Juste après, le chemin continue sur du plat ou en pente douce et est recouvert d’herbe. Un endroit très reposant, juste avant d’arriver à Marché Vieux. On prend à droite sur la route qui descend à Vieux Pellafol. On arrive au vrai départ du sentier découverte RTM du vieux Pellafol.

34 - Marché Vieux35 - Le vrai départ du sentier découverte RTM36 - Les circuits détaillés

Vous pourrez profiter de la source potable, puis ensuite reprendre la route à gauche après la fontaine. Après 300m de route environ, vous tombez sur un carrefour ou vous devez continuer tout droit sur encore environ 400m. Vous allez croiser la grande ligne droite de la D537 qui traverse le plateau de Pellafol. Soyez prudent en traversant et rendez-vous en face sur le chemin carrossable. Après quelques mètres, ce chemin se sépare en 2. Au départ de la partie de droite, se trouve un petit sentier qui monte encore à droite. Je vous invite à le prendre afin de profiter du paysage et de la table d’orientation. Faites ensuite demi tour pour revenir sur le chemin carrossable du départ que vous devez continuer tout droit.

37 - Reprendre la route à gauche après la fontaine38 - Le village de Vieux Pellafol d'où l'on vient39 - Après 300m, continuez tout droit au carrefour40 - Traversée de la D537. On aperçoit la table d'orientation en face.
41 - On aperçoit la table d'orientation juste au-dessus des panneaux.42 - Table d'orientation de Pellafol (1/2)43 - Table d'orientation de Pellafol (2/2)44 - Le chemin se sépare en 2. On prend la partie de gauche.

Un autre chemin rejoint le vôtre sur votre droite au lieu dit Les Serres. Prenez la direction Les Gillardes, Gorges de l’Infernet, Les Casses. Après une courbe à gauche, vous marchez maintenant parallèlement à la route D537, en direction du sud. Vous arrivez à un nouveau carrefour de chemins carrossables au lieu dit Les Casses. Prenez alors droite en direction de Sur la Ville. Continuez ce chemin jusqu’à rejoindre un autre chemin carrossable sur du plat. Attention, aucune indication à ce niveau. Vous devez prendre à gauche (vous revenez presque sur vos pas). Ce chemin commence par un panneau rond rouge et blanc indication la circulation interdite à tous véhicules, sauf ayant droit.

45 - Les Serres. On prend à gauche.46 - Les Casses, prendre à droite.47 - Prendre à gauche sur le plat (aucune indication)48 - Ce chemin commence par un panneau rond rouge et blanc.

Continuez ce chemin à travers la forêt jusqu’à ce qui ressemble fortement à une ancienne carrière permettant sans doute la réalisation d’une partie des canaux d’irrigation. Juste après, vous allez commencer à emprunter l’ancien aqueduc pour continuer votre rando. Vous allez traverser un tunnel, puis arriver au lieu dit Sur la Ville. Continuez tout droit, en direction du ruisseau de la Posterle. Vous arrivez rapidement au lieu dit du ruisseau de la Posterle et vous devez ici descendre sur votre gauche pour traverser le ruisseau au fond de la combe. Il n’y  pas d’indication à suivre. Les indications mènent là d’où vous venez ou propose le Col de la Samblue et le Col de Champ Long sur votre droite. Il ne faut donc pas suivre ces indications et bien aller au fond de la combe pour traverser le ruisseau.

49 - Cet endroit ressemble fortement à une ancienne carrière.51 - Ancien aqueduc53 - Sur La Ville54 - Lieu dit du ruisseau de la Posterle (prendre à gauche, le ruisseau est un peu plus bas)55 - Traversée du ruisseau

Le sentier coupe ensuite un chemin plus large. Là encore aucune indication. Vous pouvez soit prendre complètement à gauche et presque revenir sur vos pas, soit prendre en face (légèrement à gauche) et poursuivre le sentier, soit tout droit et prendre le chemin large. La meilleure solution est de prendre en face et de continuer le sentier qui descend légèrement.  Un peu plus loin, ce sentier se sépare en 2. L’indication pour les VTT indique à gauche. Mais continuez tout droit sur le plat. Ce sentier débouche sur un chemin carrossable. Prenez le tout droit, dans le sens de la montée.  Quittez le un peu plus haut en prenant à gauche au niveau d’un panneau en bois indiquant Pellafol d’où vous venez (avec un panneau indiquant également le sentier RTM). Aucune indication dans la direction à suivre. Suivez ce nouveau chemin jusqu’à une indication Les Gillardes, que vous prendrez. Un peu plus loin, suivre touours Les Gillardes et également Le Grand Chemin. De nouveau plus loin, au lieu dit Les Issards, suivre à gauche de nouveau en direction des Gillardes et de la ferme Beaume.

56 - Prendre en face le sentier qui descend légèrement57 - Continuez tout droit (chemin de droite) sur le plat58 - Le sentier coupe ensuite un chemin plus large. Là encore aucune indication.59 - Quitter le chemin un peu plus haut en prenant à gauche au niveau d’un panneau en bois indiquant Pellafol
60 - Suivre Les Gillardes
62 - Suivre Les Gillardes63 - Prendre à gauche, direction Les Gillardes, Ferme Beaume

Au début de ce sentier, vous trouverez une borne vous indiquant Le Grand Chemin. Ce sentier descend dans la forêt et remonte légèrement pour faire le tour des ruines de la ferme Beaume. En-dessous des ruines, le sentier part sur votre gauche au niveau d’un panneau balisant le sentier RTM. Sitôt à gauche, il se sépare en 2. Une partie part sur votre droite et l’autre encore sur votre gauche. Ne prenez surtout pas la partie qui repart sur votre gauche. Celle-ci est ensuite assez galère pour retrouver le bon sentier. Prenez donc sur votre droite et suivez le sentier qui descend tranquillement jusqu’à la route. Traversez la route départementale en direction des sources des Gillardes et continuez la descente tranquillement jusqu’à rejoindre le parking et votre point de départ.

64 - Descendre le Grand Chemin65 - Les ruines de la Ferme Beaume66 - En-dessous des ruines, prendre à gauche et sitôt à droite.67 - Le sentier coupe la route68 - Direction Source des Gillardes

Photo 14 - Le Lac Crozet depuis le sommet du Grand ColonMalgré une forme un peu plus moyenne que la dernière fois (ma tendinite au genou joue au yoyo… une fois présente, une fois absente ou presque), je décide de continuer de profiter de cet été ensoleillé. Presque à regret lorsque dans la descente mon genou me fera souffrir un peu plus que d’habitude. Ca me servira peut-être de leçon cette fois-ci pour rester plus tranquille… ou pas !
C’est ainsi que nous voilà embarqué avec Juju pour un tour du Grand Colon. Après être monté au sommet, on redescend sur sa face est, puis on remonte légèrement sur le Col de La Pra avant de redescendre complètement au parking, en passant par le Lac Crozet. La boucle est bouclée.

Petit topo :

Date : 21/07/2010
Météo :
Magnifique soleil, quelques nuages se forment sur les reliefs mais absolument pas gênants. Une visibilité digne d’une belle journée d’automne ! Les paysages sont magnifiques depuis 3 jours dans un air très clair, ce qui n’est pas si fréquent en plein été.
Altitude départ / arrivée / maxi sur le parcours (lieu) :
1280m / 1280m / 2394m (sommet du Grand Colon)
Dénivelé approximatif départ / sommet :
+1110m.
Dénivelé cumulé approximatif pour l’aller-retour* :
+1500m / -1500m.
Distance approximative* :
17,6km pour la boucle (prenant en compte les données topographiques)
Temps réalisé pour la boucle :
3h30 (hors pause. Ne vous basez pas sur ce temps ! Voyez la ligne ci-dessous).
Temps à prévoir pour la boucle* :
7h00 (hors pause).

profil Grand Colon - La Pra - Lac Crozet
*[Voir comment sont estimés les distances, dénivelés et temps de parcours]

Carte IGN : TOP25 – 3335OT (Grenoble – Chamrousse – Belledonne)
Données GPS : Données GPS Grand Colon – La Pra – Lac Crozet
Photo 15 - Descente du Grand Colon peu agréableDifficultés : Pas de réel difficulté sur ce parcours. La montée au Grand Colon comprend des passages soutenus. La descente sur le Lac Merlat (après le sommet du Grand Colon) est assez désagréable dans un terrain de grosses pierres, d’éboulis, de terre, le tout sur une forte pente. On prendra garde de ne pas tomber.
Curiosités / Intérêts : 3 refuges sont présents le long du parcours ! Saurez-vous les retrouver ? Les 2 premiers sont proches et non gardés. Mais le plus dur à trouver reste le tout premier. Lorsque vous entamez la montée dans la forêt, vous pourrez apercevoir au milieu des arbres la ‘baraque des Carriers’. En suivant son chemin, on passe facilement à côté sans la voir ! En sortant de la forêt, c’est la baraque du Colon et sa source tout proche qui vous accueilleront. Le troisième refuge est gardé et vous ne pourrez pas le louper. Avec sa grande terrasse souvent bondée et parasols ouverts, c’est le refuge de La Pra, situé dans un cadre exceptionnel !
Je n’ai rien trouvé concernant l’étymologie du Grand Colon. Ce nom pourtant évocateur doit avoir une histoire…
Après le Grand Colon et avant d’arriver au refuge de La Pra et son col du même nom, vous marcherez au bord du Lac Merlat. Un vrai petit coin de paradis ! C’est aussi à partir d’ici que vous aurez le plus de chances d’observer la faune montagnarde. Approchez-vous du lac et vous verrez certainement dans ses eaux claires des vairons et peut-être des truites ! Les vairons sont des petits poissons ne dépassant que rarement les 12 cm de long. Ils sont très faciles à pêcher car très voraces. Jetez un tout petit caillou d’un millimètre proche d’un banc de vairon et vous comprendrez tout de suite de quoi je veux parler ! Un conseil culinaire : l’omelette de vairons ! Il suffit de faire frire une poêlée de vairons et d’ajouter des oeufs battus par dessus. Un délice ! Il est tout à fait possible de bivouaquer ici. Si l’envie vous en dit, réalisez ce parcours en 2 jours, montez une toile de tente et arrêtez-vous ici pour la soirée. Montez quelques oeufs et une petite ligne avec un hameçon pour votre repas du soir ! Près du ruisseau qui alimente le lac, vous pourrez trouver une quantité importante de ciboulette à ajouter à votre omelette. La nuit ici est magique : la pollution lumineuse des villes est absente et on peut voir bien plus d’étoiles ! Autour du lac, vous aurez aussi certainement l’occasion de voir voler de beaux spécimens de libellules.

Photo 06 - Baraque du ColonPhoto 04 - Vercors et ChartreusePhoto 05 - Chamechaude, Bec Charvet et Combe du Manival, Dent de CrollesPhoto 10 - Vue sur Grenoble
Photo 11 - Au sommet : La Chatreuse et au fond les BaugesPhoto 12 - 3 Pics de BelledonnePhoto 13 - Le Lac Merlat
Photo 18 - De la ciboulette en fleur le long du ruisseauPhoto 16 - Arnica ou Séneçon doronic ?Photo 19 - Un vaironPhoto 20 - Lac Merlat

Surplombant le lac, il y a le Pic du Grand Perlet par lequel un itinéraire peu fréquenté (et donc peu marqué) mais plus direct existe entre la montée au Grand Colon et le lac. L’intérêt de passer par le Grand Colon est plus important pour observer le paysage. Mais c’est par ici que les troupeaux passent pour se rendre à l’alpage de La Pra. Les chamois empruntent également souvent ce passage beaucoup plus calme. Peu après le Lac Merlat en continuant sur le sentier menant au refuge de La Pra, ce sont des colonies de marmottes qui ont élu domicile dans le secteur. En juin et juillet, les jeunes de l’année à la fois craintif et curieux s’adonneront à toutes sortes de jeux autour du terrier. Vers début septembre, l’ambiance est plus sérieuse. Vous pourrez peut-être observer la marmotte faire les foins. Elle coupe et fait sécher de l’herbe qui lui servira à se confectionner une bonne litière pour passer l’hiver à hiberner au fond du terrier.
Toujours dans le même secteur, vous aurez peut-être la chance d’observer des hermines dans les éboulis et pierriers. Cette observation sera vraisemblablement furtive ! L’hermine, vive et nerveuse, est toujours en action avec une grande agilité.
Avant d’arriver au refuge, vous traverserez une zone humide qui abrite bon nombre d’espèces végétales ! Pas trop tard dans la saison, vous aurez peut-être l’occasion de voir un vrai champ de coton ! Plus connu sous le nom de « linaigrette » ou « jonc à coton », cette plante a déjà servi par le passé à rembourrer les oreillers. Elle porte aussi le nom de « oreiller du pauvre ». Suivez bien le sentier et appréciez avec les yeux. Ce milieux sont fragiles et sensibles aux piétinements. Pour en revenir au refuge de La Pra, vous découvrirez un bâtiment moderne et bien équipé. Il a été construit en 1889. Puis il a subi incendie et avalanche mais a toujours été reconstruit. Il a ensuite été restauré et modernisé notamment grâce à la région Rhône-Alpes soucieuse de se positionner dans la qualité de ses hébergements d’altitudes.

Photo 21 - Refuge et plaine de La PraPhoto 22 - LinaigrettesPhoto 23 - Aussi appeler Oreillers du pauvrePhoto 24 - Linaigrette ou également Jonc à Coton

Depuis le Col de La Pra, vous pourrez voir ce superbe Lac Crozet (visible également depuis le sommet du Grand Colon, en s’approchant prudemment sur sa face nord). Je trouve que ce lac à la fois encaissé et ouvert sur la vallée a du charme avec sa belle couleur et sa vue plongeante sur le massif de la Chartreuse. En 1889, l’année de la construction du refuge, Artistide Bergès fait ériger un barrage au bout de ce lac, augmentant ainsi son niveau d’eau de 3,60m. Aristide Bergès est « l’inventeur » de la « houille blanche ». Il imagine et met en place des procédés de captage des eaux qui viennent de la fonte des neige et glacier afin de produire l’énergie nécessaire aux usines de productions de papier. Grâce à ce lac et à l’installation d’une conduite forcée (et grâce à d’autres installations dans le massif de Belledonne), Aristide Bergès produisait ainsi l’énergie nécessaire pour entraîner deux défibreurs à l’aide d’une turbine. Les défibreurs râpaient le bois afin de produire la pâte à papier. Ces installations marquent le début de l’énergie hydraulique, toujours connu de nos jours pour la production d’électricité.
En descendant au Lac Crozet par le vallon du Mercier, vous pourrez voir sur votre gauche une paroi complètement polie. Il s’agit du Galeteau, bien connu des grimpeurs. Cette face polie est en fait une vision parfaite de l’érosion glaciaire.

Photo 27 - Lac Crozet et au fond La ChartreusePhoto 28 - Lac Crozet

Accès : De Grenoble, prendre l’A41 (direction Chambéry) et sortir à la sortie n°25 (Domène, Le Versoud). Suivre Domène, passer au-dessus de l’Isère. Au rond-point suivant, prendre tout droit pour entrer dans Domène jusqu’à rejoindre le carrefour avec la D523 (Grenoble – Pontcharra). Prendre alors tout droit (direction Revel) sur la D11. Continuer jusqu’à Revel et suivre ensuite la direction de Freydière (panneau indicateur). En arrivant à Freydière, passer devant le bar-restaurant et continuer la route qui monte droit devant (panneau ‘route non déneigée’ et indication du Lac Crozet et du refuge de La Pra). Suivre cette route sur environ 3km et à la première épingle à gauche, se stationner au départ du chemin de terre sur votre droite.

Photo 01 - FreydièrePhoto 02 - Parking des 4 chemins

Photo 00 - Carte randoItinéraire : [cliquez ici pour voir l’itinéraire sur OpenStreetMap] Du parking, continuer la piste forestière carrossable. Après un moment cette piste se rétrécit pour devenir un sentier. A peine plus loin, un panneau vous indique ‘Le Grand Colon’ par un sentier qui remonte à gauche dans la forêt. La montée est soutenue. Elle rejoint une piste plus large qu’il faut emprunter brièvement avant de reprendre le sentier sur la gauche. Attention de ne pas loupe le sentier car la piste vous mènera en forêt et il vous faudra ensuite couper à travers bois pour retrouver le sentier. Le sentier coupe de nouveau la piste un peu plus loin, puis il sort progressivement de la forêt pour arriver à la baraque du Colon (refuge non gardé, source à proximité). Après cette première partie assez raide, vous pouvez faire une halte avant d’attaquer la suite. Continuer le sentier qui passe devant la baraque et s’éloigne presque à plat au début en direction du sud (station de Chamrousse dans le cap du sentier). La pente reprend un rythme assez soutenu et grimpe sur la face sud du Grand Colon. Le marquage au sol est presque inexistant. Quelques cairns marquent l’itinéraire. Mais il reste évident. Le sentier rebascule ensuite sur la face ouest du Grand Colon pour une longue traversée ascendante. Enfin il arrive sur la pente finale jusqu’au sommet. Le Lac Merlat se voit très bien depuis le sommet et la descente se fait par un sentier évident mais assez désagréable (cailloux et terre, pente forte). Sur le bas de la descente, vous longerez un joli petit ruisseau ou la végétation est luxuriante jusqu’au lac. Faites le tour du lac par la droite. Le sentier est parfois un peu perdu dans les gros éboulis surtout si on a tendance à se laisser envouter le regard par ce si beau lac. Mais il se retrouve très facilement de l’autre côté. Le sentier assez plat chemine ensuite d’abord le long du lac et ensuite repart sur une montée assez brève avant d’arriver sur la grande plaine surplombée par le refuge de La Pra. Avant le refuge, vous passez près d’une baraque de berger. Afin de respecter un peu l’intimité des occupants, restez bien sur le sentier de gauche qui passe au-dessus de la baraque  et non sur celui qui passe devant. Le sentier remonte ensuite au refuge et continue sur sa gauche pour suivre un torrent jusqu’au col de La Pra, rejoint après une dernière montée. On voit très bien le Lac Crozet d’ici ainsi que le sentier évident qui redescend. Longer le lac par la droite jusqu’au barrage. Au bout du lac, le sentier de la descente s’observe très bien et reste toujours évident. On peut aussi longer le bout du lac jusqu’au barrage et traverser par en-dessous. De l’autre côté, une stèle à effigie d’Aristide Bergès se trouve dans un petit abri. On peut rejoindre directement le sentier.  L’itinéraire de descente est sans difficulté et évident. La descente est assez longue mais reste agréable sur une pente rarement soutenue. On entre de nouveaux dans la forêt, puis le sentier se transforme en piste forestière assez large. On arrive plus loin a un panneau indicateur « Les 3 ruisseaux (1510m) ». Suivre « Pre Raymond » et continuer ensuite toujours sur cette large piste jusqu’au Parking de « Pré Raymond ». Continuer de descendre la piste forestière carrossable qui plus loin se transforme en route goudronnée. Quelques minutes plus tard, vous arrivez dans une épingle à droite ou votre voiture se trouve stationnée au début de la piste forestière sur votre gauche.
Variante possible en réalisant le parcours en sens inverse. A chacun ses goûts mais personnellement je ne préfère pas. Je trouve dans ce cas la montée au Col du Pra interminable alors que dans le sens de la descente, la pente n’est pas trop soutenue et moins fatigante. En revanche, la descente du Grand Colon est soutenue et moins agréable dans la variante. Alors que dans le sens de la montée, il suffit de prendre son temps et de s’arrêter régulièrement pour boire et manger une barre de céréales pour arriver finalement assez vite en haut avant la chaleur écrasante.

Photo 03 - Le début de la montée dans la forêtPhoto 07 - Suite du chemin après la baraquePhoto 08 - Montée plus régulière sur la face sudPhoto 09 - Longue traversée de la face ouest
Photo 17 - Lac Merlat dans la descente du Grand Colon
Photo 25 - Montée sur le Col de La PraPhoto 26 - Vallon du Mercier et Lac CrozetPhoto 29 - Les 3 ruisseaux

Ne suivez pas cet itinéraire sans avoir lu et compris les conseils !

Photo 17 : Le Lac BlancLe Lac Blanc… Oui ! Mais lequel ? Les lacs blancs sont nombreux dans le massif alpin (et même au-delà). Je ne me risque pas de les lister car je suis sûr d’en oublier ! Mais là, c’était dans mon massif préféré et adoré : Belledonne. Le lac blanc au pied du Grand Pic de Belledonne. Une vue superbe mais qui se mérite un peu tout de même. Il ne se laisse pas approcher si facilement. Mais au fait ? Il est vraiment blanc ? Et bien presque. Il doit son nom à sa couleur… Pas aussi blanc que votre paire de chaussettes après un lavage à 90°c mais tout de même. Son eau vient directement de la fonte des glaciers (entre autre celui de Freydane, un bon glacier crevassé sur lequel je ferais un topo prochainement). Ainsi, elle est chargée en sédiments glaciaires ce qui donne cette couleur si particulière.
Enfin le « express » du titre n’a rien à voir avec la toponymie du lieu mais plutôt avec ma grande forme physique du jour !


Petit topo :

Date : 21/07/2010
Météo :
Crème solaire de rigueur au départ puis ciel nuageux et quelques très légères averses avec un vent fort au niveau du lac.
Altitude départ / arrivée / maxi sur le parcours (lieu) :
1350m / 1350m / 2200m (amont du Lac Blanc)
Dénivelé approximatif départ / sommet :
Jusqu’en amont du Lac Blanc : +850m.
Dénivelé cumulé approximatif pour l’aller-retour* :
+2050m / -2050m.
Distance approximative* : 16km aller-retour.
Temps de montée / descente réalisé : 1h55 / 1h15 (ne vous basez pas sur ce temps ! Voyez la ligne ci-dessous).
Temps de montée / descente à prévoir* : 4h00 / 3h00.

Profil Lac Blanc
*[Voir comment sont estimés les distances, dénivelés et temps de parcours]

Carte IGN : TOP25 – 3335OT (Grenoble – Chamrousse – Belledonne)
Données GPS : Données GPS Lac Blanc

Photo 07 : A flanc de montagneDifficultés : Quelques passages exposés. Au début dans la forêt, le sentier est souvent à flanc de grandes pentes abruptes. Il est préférable de regarder où l’on marche et de s’arrêter pour observer le paysage. La montée au lac se fait par un sentier raide. Il est préférable de ne pas s’aventurer en-dehors du sentier balisé et de ne pas suivre les sentiers marqués par une croix rouge et blanche. Ceux-ci sont parfois très dangereux. Dans la dernière partie de cette montée, attention aux éventuelles pierres qui pourraient prendre de la vitesse dans la pente surtout si des randonneurs se trouvent en amont. D’une manière générale, je conseille de marcher avec attention et de s’arrêter dans des secteurs moins exposés pour observer le paysage et la nature.

Curiosités / Intérêts : Les marmottes sont absentes sur l’itinéraire mais il est tout à fait possible d’observer des chamois, surtout dans la dernière partie. Le bouquetin est aussi très présent dans le massif. Côté paysage, en montant la première partie du sentier vous pourrez observer à travers la forêt, les nombreuses cascades de Boulon qui donne un caractère exceptionnel au cirque dans lequel elles se déversent. Vous pourrez également apercevoir le refuge Jean Collet à plusieurs reprises lors de votre montée. Une variante assez simple permet de faire un détour par le refuge à la descente. En arrivant, au lac, vous aurez une vue imprenable sur ce qu’on appelle habituellement les 3 pics. le Grand Pic de Belledonne, point culminant de la chaîne (2977m), le Pic Central de Belledonne et la Croix de Belledonne. En vous retournant, vous aurez alors une vue plongeante sur la vallée du Vorz et en face sur le massif de la Chartreuse. Le lac est retenu par un verrou glaciaire, c’est à dire une zone qui a mieux résisté à l’érosion du glacier. Ce glacier est encore tout à fait observable sous les 3 pics. Il s’agit du glacier de Freydane.  Un glacier dans Belledonne encore très crevassé.  En amont du lac, une installation d’instruments hydro-météorologiques assez récente est présente. Elle sert à mieux comprendre les aléas torrentiels et l’évolution des ressources en eau du bassin versant [voir ce complément d’information].

Photo 10 : Les cascades de BoulonPhoto 16 : Installations hydro-météorologiques du Lac BlancPhoto 18 : Les 3 pics et le glacier de FreydanePhoto 19 : Vallée du Vorz et Chartreuse

Accès : De Grenoble, prendre l’A41 direction Chambéry, sortie 24.1 « Villard-Bonnot ». Suivre la direction jusqu’à Lancey. Au feu, prendre tout droit, la D165 direction Saint-Mury-Monteymond. Plus loin, prendre à gauche pour continuer de suivre cette même direction. Passer devant le cimetière (sur votre gauche), puis un carrefour ou on continue tout droit (direction Allevard). Le village de St Mury est sur la droite après le carrefour. On peut apercevoir la Mairie plus haut que la route sur la droite et on arrive à un carrefour avec l’indication ‘Mairie’ à droite. Prendre cette petite route qui monte bien (et qui revient presque sur nos pas). Passer devant la mairie, on arrive à l’église. Longer l’église sur la gauche et continuer la route qui monte et s’éloigne du village. Suivre la direction Col de Pré Long. On arrive vers une vieille baraque sur la droite et un grand panneau ‘Col de Pré Long’. La rando peut commencer ici car la suite du chemin est en plus mauvais état. Pour ma part je suis monté sur le parking plus haut en suivant ce chemin forestier. Attention après 100m. environ, le chemin forestier fait un virage à gauche et un autre chemin part tout droit dans ce virage. Il faut bien continuer sur le chemin principal et prendre le virage à gauche. La montée se poursuit jusqu’à arriver sur le parking du Pré Comté (un poteau avec des panneaux indicateurs de rando indique que nous sommes bien arrivés). Attention, sur la carte IGN, ce lieu est nommé ‘La Souille’.

Photo 01 : AccèsPhoto 02 : AccèsPhoto 03 : AccèsPhoto 04 : AccèsPhoto 05 : Accès

Photo 20 : Carte du parcoursItinéraire : [cliquez ici pour voir l’itinéraire sur OpenStreetMap] Du parking, suivre la direction ‘Refuge Jean Collet’. Le chemin débute par une piste forestière large et presque plate (ce chemin était fermé à la circulation des véhicules par une barrière lors de mon passage). Il est possible de voir des chemins de débardages de part et d’autre du chemin principal. Ils se reconnaissent car ils sont en plus mauvais états et généralement très pentus. Il ne faut donc pas se faire piéger et bien rester sur le chemin principal. Celui-ci se rétrécit une première fois et s’enfonce ensuite dans la forêt sur un sentier de montagne. Il est parfois à flanc de pentes abruptes et il convient d’être prudent. Le sentier arrive à un carrefour ou il faut continuer sur votre droite en suivant toujours la direction du refuge Jean Collet (on trouve aussi la direction du Lac Blanc). Le balisage est rouge et blanc. Peu après ce premier carrefour, on traverse quelques éboulis. Attention, l’un d’eux est piégeur. On a l’impression que le sentier traverse l’éboulis en ligne droite mais en regardant sur votre droite au début de l’éboulis, vous verrez le balisage un peu plus haut. Il faut donc en fait remonter l’éboulis sur quelques mètres à ce niveau là avant de le traverser. Toutefois si vous avez comme moi loupé ce passage et que vous avez continué tout droit, il vous sera possible de rejoindre le sentier en remontant sur votre droite après l’éboulis. Des sentes assez peu marquées vous guideront. On continue toujours à flanc de pentes abruptes mais on peut s’arrêter observer les cascades de Boulon au  fond du cirque du même nom. On arrive de nouveau à un croisement de sentier ou les panneaux indicateurs sont toujours présents et la direction du lac blanc reste évidente. Après une montée un peu soutenu par moment, on arrive à la passerelle du Mousset (1690m). Traversez la passerelle pour se rendre au pied des panneaux d’indications. Ici deux sentiers sont évidents et indiqués : celui qui monte au refuge Jean Collet et celui qui monte au Col de la Sitre par le Habert du Mousset. La montée au Lac Blanc n’est pas indiquée et le départ du sentier est assez peu marqué. Il faut en fait remonter le ruisseau du Vorz sur sa rive droite sur quelques mètres à travers les rochers (on détermine la rive d’un ruisseau en regardant le sens dans lequel il coule, vous serez donc sur la rive du côté du panneau d’indication précédemment cité). On trouve quelques cairns indicateurs. Ensuite on s’éloigne légèrement du ruisseau et on trouve des cairns plus évidents et un sentier plus marqué. Dès le début de la montée (encore soutenue), le sentier est cette fois-ci tout à fait évident et peut-être suivi par un marquage jaune. En haut du ravin des Excellences, vous rejoignez le sentier marqué rouge et blanc qui vient du refuge Jean Collet. Commence alors une traversée en direction du verrou glacière. Attention au passage du petit torrent, les rochers peuvent être légèrement glissant. Sous le verrou, la montée se poursuit dans un terrain essentiellement composé d’éboulis. Il y a en fait à partir de cet endroit une multitude de petits sentiers qui se rejoignent tous. Essayez de bien suivre le marquage rouge et blanc afin de vous faciliter la montée. Le sentier débouche au sommet du verrou glaciaire d’où vous pourrez avoir une vue imprenable à la fois sur le lac, le Grand Pic de Belledonne et le glacier de Freydane mais aussi la vallée du Vorz et en face le massif de la Chartreuse. Vous pouvez ensuite rejoindre le lac. Choisissez de descendre à un endroit ou la berge est large et peu profonde. Vous pouvez également continuer le sentier sur la rive droite du lac pour arriver en amont vers des installations hydro-météorologiques. La descente se fait ensuite par le même itinéraire. Une variante est possible et facile à trouver par le refuge Jean Collet. Attention ! Ne suivez pas les sentiers marqués d’une croix rouge et blanche et restez bien sur le sentier balisé ! L’aventure peut dans ce cas vite se révéler dangereuse !

Photo 06 : Départ de la randoPhoto 08 : Suivre la direction du refuge Jean ColletPhoto 09 : éboulisPhoto 11 : Le Lac Blanc est indiqué
Photo 12 : La passerelle du Mousset
Photo 13 : La direction du Lac Blanc a disparruPhoto 14 : Le sentier est en rive droite du VorzPhoto 15 : Carrefour avec le sentier qui rejoint le refuge Jean Collet

Ne suivez pas cet itinéraire sans avoir lu et compris les conseils !

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